Boekgegevens
Titel: Exercices de mémoire, de lectures et de déclamation: ou Mélanges, en prose et en vers ...
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: C. van der Post jr, 1862
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: IWO 678 D 63
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_205535
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
Trefwoord: Frans, Leermiddelen (vorm), Proza (teksten), Gedichten (teksten)
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   Exercices de mémoire, de lectures et de déclamation: ou Mélanges, en prose et en vers ...
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Lnisse-moî contempler la couronne sanglante
Qui brille radieuse à ton front adoré,
Et répandre à tes pieds ma prière tremblante 2)
En lisant mon pardon sur ton corps déchiré.
Je te suivrai sans crainte en cet obscur passage
Où tu guides mes pas, où j'entendrai ta voix;
Mon cœur de ton amour a compris le message,
Et mon dernier regard s'éteindra sur ta croix.
ATHANASE-LAURENT-CHARLES coQUEBEL, îié à Paris, le 27 août 1795,
fut élev« d*abord par sa tante, M'"® Héléna Williams, qui s*est fait un
nom dans la littérature anglaise. 11 acheva ses études à la Faculté pro-
testante de Montaiibao (Tarn-et-Garonnel, et fut noinmé, en 1816, mi-
nistre du Saint Evangile. Pendant douze ans, il vécut en Hollande et
prêcha dans les églises Wallones d'Amsterdam, de Leyde et d'Utrecht où
il fut très-couru. Rentré en France, d'après le conseil du célèbre Cuvier,
qui professait la religion réformée, il exerça le ministère évangélique à
Paris depuis 1830, et entra en 1833 au consistoire dont il fait encore
partie. Il affermit bientôt sa brillante réputation d'orateur, et acquit
rapidement une autorité due non moins à son caractère qu'à son talent.
M. Coquerel a été décoré le 16 janvier 1835.
»Madame barbauld/' nous dit le même Pasteur (dans sa préface des
Hymnes traduites par lui en français, sur la vingtième édition), «était
une ancienne amie d'une parente qui m*a servi de mère. Je dois à ses
hymnes les premiers sentiments de piété que je puisse me rappeler; et
d'après tous ces souvenirs, c'était pour moi presque un devoir de traduire
un ouvrage qui est devenu, en Angleterre, ce qu'on y appelle un livre
de famille^
Hymne XV.
Cette terre où nous vivons est agréable; car elle appartient
à DIEU, et elle est remplie de mille choses excellentes. Mais
la contrée qui nous attend est bien meilleure: là nous n'aurons
1) Cet adjectif est une cheville qui fait abus de pléonasme.
2) Répandre aux yieds une prière, nous paraît être une expression peu
correcte: proférer a tes pieds, serait plus de notre goût.