Boekgegevens
Titel: Exercices de mémoire, de lectures et de déclamation: ou Mélanges, en prose et en vers ...
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: C. van der Post jr, 1862
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: IWO 678 D 63
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_205535
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
Trefwoord: Frans, Leermiddelen (vorm), Proza (teksten), Gedichten (teksten)
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   Exercices de mémoire, de lectures et de déclamation: ou Mélanges, en prose et en vers ...
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ADOLPHE MONOD, mîuistre protestant français, né vers 1800 dans le
canton de Vaud, appartient à une nombreuse famille suisse, dont plusieurs
membres ont exercé les fonctions sacerdotales. Il fit ses études de théologie
à Genève et fut ordonné pasteur en 1824. Après avoir été prédicateur
à Naples, puis à Lyon (1827|, il enseigna à la Faculté de Montauban
(Tarn-et-Garonne) de 1836 à 1832, et fut attaché, en 1853, à l'Église
réformée de Paris. Renommé, dans le monde protestant, comme mora-
liste et comme prédicateur, il a écrit un grand nombre de discours; une
partie de ses Sermons ont été imprimés en 1844. — M. Monod est mort
d'une manière édifiante à Paris, en 1857; ses dernières heures furent
pleines de sérénité. Un recueil de ses écrits et discours a été publié sous
le titre d^Adieux d'Adolphe Monod a ses Frères et à VÈglise (1857). Les
vers suivants rendent témoignage de sa foi.
Le bonheur du Chrétien.
Que ne puis-je. ô mon Ditiu! dieu de ma délivrance.
Remplir de ta louange et la terre et les cieux;
Les prendre pour témoins de ma reconnaissance,
Et dire au monde entier combien je suis heureux.
Heureux, quand je t'écoute, et que cette Parole
Qui dit: „Lumière, sois!" et la lumière fut,
S'abaisse jusqu'à moi, m'instruit et me console.
Et me dit: „C'est ici le chemin du salut!"
Heureux, quand je te parle, et que, de ma poussière.
Je fais monter vers toi mon hommage ou mon vœu,
Avec la liberté d'un fils devant son père,
Et le saint tremblement d'un pécheyr devant dieu!
Heureux, lorsque ton jour, ce jour qui vit éclore
Ton œuvre du néant et ton Eils du tombeau,
Vient m'ouvrir les parvis oii ton peuple t'adore,
Et de mon zèle éteint rallumer le flambeau!
Heureux, quand sous les coups de ta verge fidèle
Avec amour battu je souffre avec amour;
Pleurant, mais sans douter de ta main paternelle;
Pleurant, mais sous la croix; pleurant, mais pour un jour.
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