Boekgegevens
Titel: Exercices de mémoire, de lectures et de déclamation: ou Mélanges, en prose et en vers ...
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: C. van der Post jr, 1862
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: IWO 678 D 63
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_205535
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
Trefwoord: Frans, Leermiddelen (vorm), Proza (teksten), Gedichten (teksten)
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   Exercices de mémoire, de lectures et de déclamation: ou Mélanges, en prose et en vers ...
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Notre flâneur s'en va donc, lui aussi, faire un petit tour au
café Tortoni. Il passe et il repasse, il écoute et il entend; il
voit partir, l'une après l'autre, ces voitures dans lesquelles il
a vu monter ce monsieur et cette dame; et quand enfin le
beau Paris a disparu tout à fait aux yeux de notre homme,
alors, en soupirant, il se décide à reprendre le chemin de sa
maison; mais, comme faisait le fabuliste français, pour aller à
l'Académie, le flâneur prend le plus long chemin. Il y a dans
Paris des endroits que lui seul connaît, d'affreux passages, des
labyrinthes, des ruines, des cours habitées par tous les voleurs
de la cité; voilà le chemin que choisit notre musard, en grand
danger d'être dévalisé; il s'en va, les mains dans ses poches,
à travers ces sombres couloirs, tout en chantonnant comme les
enfants qui, dans l'obscurité, veulent faire preuve de courage.
Aperçu.
Sacrale, ce grand philosophe, né à Athènes Tan 469 avant J.-C., forma
les hommes les plus célèbres de la Grèce, et c'est à lui qu'elle fut rede-
vable de sa gloire et de sa splendeur. Il eut pour disciples Alcibiade,
Xénopbon, Platon, etc. Il attaqua surtout dans ses leçons les sophistes
et les rhéteurs, qui, par un vain étalage de mots étudiés et de phrases
arrangées avec art, séduisaient sans rien apprendre. Il enseignait gratui-
tement, en tout lieu, sans avoir d'école ouverte.
Mais les services et les grandes qualités de Thomme le plus sage de
l'antiquité, ne le mirent pas à Tabri de la persécution et de la calomnie.
Aristophane le joua dans sa comédie des Nuées. Les trente tyrans* lui
défendirent d'enseigner la jeunesse; et, comme il tournait en ridicule la
pluralité des dieux du paganisme, et n'admettait qu'une seule divinité, il
fut accusé d'impiété par Anytus et par Mélitus, puis condamné à boire
la ciguë, poison violent, dont il mourut quatre cents ans avant l'ère
chrétienne, âgé de 70 ans.
Mort de Socrate.
„Les onze magistrats qui veillent à l'exécution des criminels
se rendirent de bonne heure à la prison, pour délivrer Socrate de
ses fers et lui annoncer le moment de son trépas. Plusieurs
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