Boekgegevens
Titel: Exercices de mémoire, de lectures et de déclamation: ou Mélanges, en prose et en vers ...
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: C. van der Post jr, 1862
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: IWO 678 D 63
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_205535
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
Trefwoord: Frans, Leermiddelen (vorm), Proza (teksten), Gedichten (teksten)
Bekijk als:      
Scan: Afbeeldinggrootte:
   Exercices de mémoire, de lectures et de déclamation: ou Mélanges, en prose et en vers ...
Vorige scan Volgende scanScanned page
285.
poésie de notre histoire, et publiciste plein de sagacité inventive,
et de précision dans l'examen des institutions et des usages,
d'où sont sortis les temps nouveaux de l'Europe. Là s'annonçait
aussi le professeur d'un esprit si juste et si délicat, Tbomme de
goût éminent auquel notre littérature doit un de ses plus du-
rables monuments sur l'antiquité classique, M. Patin, l'auteur
de VHistoire du Théâtre tragique des Grecs, Ces noms seuls,
réunis sous la même date, suffiraient pour illustrer une Insti-
tution naissante; mais tout auprès, dans le même mouvement
d'études, se rencontraient des mérites faits pour honorer toute
grande école, etc.
Notice.
jules janin, célèbre critique français, est né à Saint-Étienne (Loire),
en 1801. Après des études assez médiocres commencées à Lyon et ter-
minées à Paris, M. Janin chercha des leçons au cachet, puis fut admis
à la rédaction d'une petite feuille théâtrale intitulée la Lorgnette. Il
passa ensuite à celle du Figaro, et rédigea successivement le feuilleton
de la Quotidienne, du }festager et du Journal des Débats. Le feuilleton
est une invention de M. Janin. Faire comprendre ce que c'est à un lec-
teur qui ne lit pas les journaux français, serait chose impossible ; mais nous
osons avancer que tout l'esprit, souvent paradoxal, dépensé par M. Janin
pour faire passer ce genre bâtard, ne le conduira pas à l'immortalité.
Cependant M. Janin, par ses feuilletons, l'œuvre capitale de sa vie, a su
se créer une position très-influente, et c'est à ce titre que nous lui ac-
cordons une place dans cet ouvrage; car, comme il le dit lui-même, son
style n'est pas très-correct. On doit en outre à M. Janin plusieurs ro-
mans, entre autres VAne mort et la Femme guillotinée (assemblage bizarre
de choses délicates et monstrueuses), six volumes de Contes, d'une valeur
artistique assez mince, mais où l'on trouve quelques beaux passages; la
Confession, Barnave, et une multitude d'œuvres de pacotille et de papil-
lotage vendues aux libraires pittoresques, lorsque la littérature illustrée,
c'est-à-dire la littérature facile, prit naissance. Sa phrase est vive, lé-
gère, fine, et tout à fait appropriée au genre du feuilleton.
Les Petits métiers.
Paris est rempli d'un peuple d'industriels qui n'appartiennent
qu'à la grande ville, qui n'ont plus aucun sens, passé la bar-