Boekgegevens
Titel: Exercices de mémoire, de lectures et de déclamation: ou Mélanges, en prose et en vers ...
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: C. van der Post jr, 1862
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: IWO 678 D 63
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_205535
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
Trefwoord: Frans, Leermiddelen (vorm), Proza (teksten), Gedichten (teksten)
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   Exercices de mémoire, de lectures et de déclamation: ou Mélanges, en prose et en vers ...
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221.
succès; maïs bientôt ses pièces imitées de Shakspeare, telles que Hamlet,
Roméo et Juliette (1772), le roi Léar, Macbeth (1784), Othello ou le
Maure de Venise (1783), révélèrent son génie. Œdipe chez Admète (1780)
avait ofièrt les mêmes beautés; on les retrouve dans Abufar, création
d'esprit. Ducis fut d'abord partisan de la révolution; mais il ne voulut
accepter aucune fonction publique sous l'empire. Ami fidèle, il n'oublia
point qu'il avait été secrétaire des commandements de monsieur; au re-
tour des Bourbons (1814), il reçut l'accueil le plus flatteur du roi Louis
XVllI, qui prit plaisir à lui réciter quelques vers de l'Œdipe chez Ad-
mète 1). — "Ses poèmes," dit la Biographie des Comtemporains, «portent
tous l'empreinte d'une âme forte et mélancolique, et respirent aussi une
grâce que l'on ne peut imiter, et qui n'est que ie produit d'un caractère
neuf." On pourrait ajouter, que toutes ses productions retracent les sen-
timents de la nature.
Monologue d'Hamlet.
{Hamlet, acte IV).
Quoi! ce vil Claudius a donc eu la constance
De voir son propre crime avec indifférence,
Sans remords, sans terreur, comme un crime étranger!
Son cœur n'a pu gémir, son front n'a pu changer!
S'ils étaient innocents! Non, l'ombre de mon père
Exprès pour m'égarer n'eût point percé la terre.
Si mon esprit pourtant n'eût cru, n'eût adopté
Qu'un mensonge effrayant par lui-même enfanté!
Si mes sens m'abusaient! si cette main fumante
Offrait au ciel le sang d'une mère innocente !.. .
Je ne sais que résoudre, immobile et troublé....
C'est trop souffrir longtemps de mon doute accablé.
C'est trop souffrir la vie et le poids qui me tue....
Le roi lui rappela les lignes suivantes:
Oui, tu seras un jour, chez la race nouvelle,
De l'amour filial le plus parfait modèle.
Tant qu'il existera des pères malheureux,
Ton nom consolateur sera sacré pour eux.