Boekgegevens
Titel: Exercices de mémoire, de lectures et de déclamation: ou Mélanges, en prose et en vers ...
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: C. van der Post jr, 1862
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: IWO 678 D 63
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_205535
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
Trefwoord: Frans, Leermiddelen (vorm), Proza (teksten), Gedichten (teksten)
Bekijk als:      
Scan: Afbeeldinggrootte:
   Exercices de mémoire, de lectures et de déclamation: ou Mélanges, en prose et en vers ...
Vorige scan Volgende scanScanned page
197.
L'un et l'autre à ces mots ont levé le poignard.
Le Ciel m'a secouru dans ce triste hasard :
Cette main du plus jeune a puni la furie;
Percé de coups, madame, il est tombé sans vie:
L'autre a fui lâchement, tel qu'un vil assassin.
Et moi, je l'avoûrai, de mon sort incertain,
Ignorant de quel sang j'avais rougi la terre,
Craignant d'être puni d'un meurtre involontaire,
J'ai traîné dans les flots ce corps ensanglanté.
Je fuyais; vos soldats m'ont bientôt arrêté:
Ils ont nommé Mérope, et j'ai rendu les armes.
nota. Les paroles ingénues du jeune prisonnier intéressent déplus en plus
Mérope à son sort; mais bientôt on lui dit que sou fils a péri et que ce
jeune étranger a été son assassin. Furieuse, elle veut le punir elle-même,
en lui portant un coup mortel. Que Polyphonte le remette donc en son
pouvoir: à ce prii, elle accordera sa main au tyran. Polyphonie se hâte
de la satisfaire.
La reine reconnaît Égisthe; dans la dernière scène de l'acte cinquième,
elle s'écrie: »C'est le fils de vos rois, c'est le sang de Cresphonte, c'est
le mien, c'est le seul qui reste à ma douleur!" Cette mère infortunée
n'a qu'un moyen de le sauver; c'est d'accepter Polyphonte pour époux.
Il faut que ce jeune homme soit le fils ou la victime du tyran. La cé-
rémonie nuptiale va donc s'accomplir. Déjà l'on s'est rendu an temple,
lorsque tout change de face: un bruit se fait entendre. Egisthe s'élance
aux autels; il monte, il y saisit la hache préparée pour les fêtes des dieux,
il en frappe aussitôt Polyphonte, et le monstre tombe sous les coups du
héros qui a vengé la mort de son père et celle de ses deux fières.
Notice
piebre corneille, fils d'un avocat anobli, né à Rouen le 6 juin 1606,
mourut à Paris en 1684. 11 fut élevé, comme Jean Racine, par les jé-
suites, pour lesquels il conserva toute sa vie une tendre vénération. Après
avoir exercé pendant quelque temps, avec de médiocres succès, la vocation de
son père au barreau de Rouen, il vint à Paris en 1629 avec une comédie
intitulée Mélite, à laquelle il donna bientôt plusieurs sœurs. Bans ces
premières pièces. Corneille imitait ce qu'il devait réformer plus tard; ce
sont de véritables imbroglios Le Cid prit sous sa plume une forme
Pr. ime'hro-lio.
Mot emprunté de l'arabe, qui signifie chef, commandant.