Boekgegevens
Titel: Exercices de mémoire, de lectures et de déclamation: ou Mélanges, en prose et en vers ...
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: C. van der Post jr, 1862
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: IWO 678 D 63
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_205535
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
Trefwoord: Frans, Leermiddelen (vorm), Proza (teksten), Gedichten (teksten)
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   Exercices de mémoire, de lectures et de déclamation: ou Mélanges, en prose et en vers ...
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Marquis était au comble de la joie; le père était très-indécis:
„Que faudra-t-il donc apprendre à mon fils", disait-il?
Enfin, après avoir examiné le fort et le faible des sciences,
il fut décidé que Monsieur le Marquis apprendrait à danser.
La nature, qui fait tout, avait donné au jeune Marquis un
talent qui se développa bientôt avec un succès prodigieux :
c'était de chanter agréablement des vaudevilles ^ ). Les grâces
de la jeunesse, jointes à ce don supérieur, le firent regarder
comme un jeune homme de la plus belle espérance.
Madame la Marquise crut alors être la mère d'un bel-esprit,
et donna à souper aux petits-maîtres et aux beaux-esprits de
Paris.
La tête du jeune homme fat bientôt renversée; il acquit l'art
de parler sans s'entendre, et se perfectionna dans l'habitude de
n'être bon à rien.
On pensa à marier Monsieur le Marquis. Le jeune homme
dépensa beaucoup, pendant que ses parents s'épuisaient encore
davantage à vivre en grands seigneurs.
Une jeune veuve de qualité, leur voisine, qui n'avait qu'une
fortune médiocre, voulut bien se résoudre à mettre en sûreté
les grands biens de Monsieur et de Madame de la Jeannotière.
Elle l'attira chez elle, lui fit entrevoir qu'il ne lui était
pas indifférent, le conduisit par degrés, l'enchanta, le sub-
jugua sans peine. Elle lui donnait tantôt des éloges, tan-
tôt des conseils; elle devint la meilleure amie du père et de
la mère.
Une vieille voisine proposa le mariage; les parents éblouis
de la splendeur de cette alliance, acceptèrent avec joie la pro-
position; ils donnèrent leur fils unique à leur amie intime.
Le jeune Marquis allait épouser une femme charmante qu'il
adorait et dont il était aimé. Les amis de la maison le féli-
citaient.
ïj Remarquons en ^jassant, que la vogue qu*obtinrent au XV« siècle,
les chansons de ce genre, composées par Olivier Basselin, foulon du Val
de Vire, en Normandie, les lit appeler Vaux de. Vire, et, par corruption,
vauderuesj vaudevilles. D'autres dérivent ce nom de voix de ville.