Boekgegevens
Titel: Exercices de mémoire, de lectures et de déclamation: ou Mélanges, en prose et en vers ...
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: C. van der Post jr, 1862
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: IWO 678 D 63
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_205535
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
Trefwoord: Frans, Leermiddelen (vorm), Proza (teksten), Gedichten (teksten)
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   Exercices de mémoire, de lectures et de déclamation: ou Mélanges, en prose et en vers ...
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178.
celui qu'elle retire de la vente de son cochon (qu'elle n'a pas:
encore acheté).
7. Il faut appuyer sur les mots hél et bon, et les prononcer
avec un certain ton de complaisance,
8. 11 faut rendre ces trois vers avec un sentiment de joie,
9. La différence du ton doit faire apercevoir, dans le premier
vers, que la laitière ne parle plus, et que le poète reprend la
parole. Transportée, au bout du vers, n'est pas mis indiffé-
remment; la voix doit se soutenir sur ce dernier hémistiche,
et puis s'étendre sur les mots le lait tombe; elle appuiera en-,
suite sur l'énumération veau, vache, cochon, couvée, pour mar-
quer l'augmentation, et la fable sera ainsi rendue de façon à
être goûtée de ceux à qui on la racontera.
10. La lecture de la fin n'offrant plus de difficultés, nous
nous dispenserons de l'analyser. Qu'il nous suffise de recom-i
mander à nos jeunes lecteurs de bien observer la disjonction oui
séparation, en faisant sentir, par un plus long repos aux vir-
gules. que les particules sont ôtées. Cette figure d'élocution
rend le discours plus vif et plus animé:
Quand je suis seul, je fais au plus brave un défi.
Je m'écarte, je vais détrôner le Sofi:
On m'élit roi, mon peuple m'aime.
Les diadèmes vont sur ma tête pleuvant.
Quelque accident fait-il que je rentre en moi-même,
Je suis Gros-Jean comme devant.
Il est aisé de comprendre, par cette analyse, quelle est à
peu près la manière de réciter ou de lire quand l'apologue est
l'objet que l'on a en vue. Elle peut se réduire aux principes
suivants :
I. Saisir le caractère et les intérêts de chaque acteur de la
fable, et pour cela peser jusquà une expression, en apparence •
indifférente, mais pinte cependant quelquefois par le poète awa^
noms des animaux, pour caractériser chaque personnage quHl \
troduit sur la scène.
IL Remarquer les tours et les figures, les faire paraître dan&
toute leur énergie. La répétition, par exemple, en élevant la voiz\