Boekgegevens
Titel: Exercices de mémoire, de lectures et de déclamation: ou Mélanges, en prose et en vers ...
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: C. van der Post jr, 1862
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: IWO 678 D 63
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_205535
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
Trefwoord: Frans, Leermiddelen (vorm), Proza (teksten), Gedichten (teksten)
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   Exercices de mémoire, de lectures et de déclamation: ou Mélanges, en prose et en vers ...
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152.
rien pour elle. Mais la patrie vous entoure de toutes parts.
Elle agit sur vous sans cesse; mais à votre tour, vous réagissez
constamment sur elle. C'est le plus grand théâtre oij vous
puissiez porter votre action; mais ce théâtre est sous vos pieds;
il suffît que vous vouliez prendre quelque part au grand drame
qui s'y joue. Si vous avez une bon'ne pensée, si vous faites
un sacrifice; si vous prenez de la peine, si vous êtes pressé
d'un généreux dévouement, vous n'êtes qu'un, et pourtant des
milliers vont éprouver le contre-coup du mouvement qui vous
anime. La pierre que vous portez à la main va prendre sa
plate dans cet édifice vivant, bâti pour des siècles, et l'élever
de quelques lignes. Vous-mêmes, vous grandirez d'autant dans
votre propre conscience et dans l'opinion de celui qui vous
donna la patrie comme le noble champ que votre activité doit
cultiver. Les hommes l'ignoreront peut-être : que vous importe, .
pourvu qu'ils en jouissent? Le^temps vous emportera; un froid ji
gazon couvrira bientôt votre dépouille, sans révéler même votre
nom; mais le bien que vous aurez fait à la patrie vous survi- '
vra, et comme un arbre vigoureux, planté sur un terrain fer-
tile, il reverdira sur votre tombe.
Hymne à la patrie.
0 mon pays! terre sacrée,
Où mon DIEU plaça mon berceau,
Où ma cendre sera mêlée
A celle des miens au tombeau!
Qu'en moi le Ciel voie un impie,
Si pour toi je ne suis un fils
Soumis, fidèle, ô ma patrie !
O mon pays!
Que ma langue, ô chère patrie!
Soit attachée à mon palais;
Que ma droite même s'oublie,