Boekgegevens
Titel: Les aventures de Joseph: récit biblique pour les enfants
Auteur: Oosterwijk Hulshoff, Willem van; Hoeven, A. van der
Uitgave: Amsterdam: J.M.E. Meijer, 1856
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: IWO 1045 E 54
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_205022
Onderwerp: Theologie, godsdienstwetenschappen: godsdienstige opvoeding
Trefwoord: Jozef, Kinderverhalen (teksten)
Bekijk als:      
Scan: Afbeeldinggrootte:
   Les aventures de Joseph: récit biblique pour les enfants
Vorige scan Volgende scanScanned page
1
68
tout doucement dans ma poche, ou que je la donnasse
à un autre, sans t'en dire un mot, je serais un voleur
aussi bien que si je t'escaraotais une pareille pièce dans
ta poche. — C'était là le cas où se trouvait Joseph.
L'argent des frères revenait au Pharaon pour prix de
son blé; si Joseph en disposait à son gré, il volait
son roi et dormait l'argent volé en présent à ses frères.
Or, c'est ce qu'il ne fit point, étant un honnête homme,
mais il fit en sorte que le Prince eût ce qu'il lui
revenait.
Aussitôt que les dix frères furent dans la maison de
Joseph, on leur amena Siméon sain et sauf de la
prison. Il se réjouit bien de ce qu'ils étaient venus
enfin avec Benjamin pour le délivrer. Ils avaient
beaucoup de choses à se dire touchant l'argent retrouvé
dans leurs sacs, touchant leur père et au sujet du
voyage. En attendant le serviteur de Joseph fit appor-
ter de l'eau pour leur laver les pieds.
Henki. — Ah ' quel drôle de serviteur que celui-là.
Pensait-il qu'ils ne pouvaient se laver les pieds chez
eux? Qui est-ce qui se lave jamais les pieds chez
autrui, lorsqu'on est invité à dîner !
M. vermond. — Cela nous paraît sans doute étrange.
Je trouverais même impoli si l'on m'invitait à dîner
et qu'on me dît auparavant : — Veuillez vous laver
les pieds !" Mais tu sauras que c'était là l'usage dans
ces pays chauds. On n'y voyageait ])as comme chez
nous en bateau ou en voiture; mais le plus souvent à
pied, dans le gros sable, échauff"é par les rayons du
soleil. Aussi ne portait-on pas de souliers, mais on