Boekgegevens
Titel: Recueil de synonymes de la langue Française: destiné aux écoles d'instruction moyenne en Hollande
Auteur: Hoeven, A. van der
Uitgave: Amsterdam: J.M.E. Meyer, 1868
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: IWO 680 H 4
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_204926
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse taalkunde
Trefwoord: Frans, Synoniemen, Leermiddelen (vorm)
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   Recueil de synonymes de la langue Française: destiné aux écoles d'instruction moyenne en Hollande
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443. malheureux, miserable.
Malheureux, qui n'est pas heureux ; miserable, qui vit
dans la misère: voilà les acceptions propres de ces deux
adjectifs. Cependant l'un et l'autre mot ont encore la si-
gnification de : méchant ; mais dans ce mauvais sens, mise-
rable dit plus que malheureux. TJn homme de néant, un
fourbe, un homme sans mœurs, sans pudeur, est un mal-
heureux et un misérable; mais la seconde acception est
plus énergique. On nommera cet homme malheureux par
pitié, et misérable par dédain.
En parlant de choses, malheureux signifie : fâcheux , désas-
treux , et misérable, qui est fort mauvais dans son genre :
n lui est arrivé un accident fort malheureux. Il vous a
donné un conseil malheureux. — Toutes les raisons qu'il
allègue sont misérables. Il a fait un discours misérable.
On emploie malheureux, et non pas misérable, quand on
veut exprimer la grande infériorité d'une chose à l'égard
. d'une autre: Un procès qu'il a eu pour un malheureux
L arpent de terre. Il habite une malheureuse mansarde- Avec
vingt mille francs de rente, il n'a qu'un malheureux
domestique.
a ^^^ marchandises, denrées.
Les denrées sont des productions de la terre, qui se ven-
dent , jusque dans le plus petit détail, pour les besoins de la
vie, et se consomment au premier usage. Les marchandises,
opposées à denrées, sont des matières travaillées, façonnées,
appropriées à divers usages, et qui ne se consomment que
par un usage plus au moins long, (roubaud).
On dit toujours marchandises, quand c'est un terme gé-
nérique pour désigner en gros tous les objets de commerce.