Boekgegevens
Titel: Aperçu de la grammaire Hollandaise
Auteur: Eys, W.J. van
Uitgave: La Haye: Martinus Nijhoff, 1890
[S.l.]: Zuid-Hollandsche boek- en handelsdrukkerij
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 3700
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_203760
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Nederlandse taalkunde
Trefwoord: Nederlands, Grammatica's (vorm)
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   Aperçu de la grammaire Hollandaise
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meid^ il n'y a aucune raison de ne pas écrire et pro-
noncer zeid et gezeid, comme on le fait d'habitude ;
mais la grammaire veut qu'on écrive zegt et gezegd.
Encore un exemple: on prononce généralement vriiid,
(ami), au lieu de vriend, comme le veut la grammaire;
or i représente souvent l'ancienne orthographe ie ; p. ex.
ging, (il alla), hing, (il pendit), ving, (il attrapa) ; mais
personne ne prononce, ni n'écrit (ni la grammaire non
plus) hieng, gieng ou vieng. Ces quelques exemples,
pris au hasard, suffiront à démontrer que la langue parlée
n'emploie pas nécessairement des formes vicieuses, comme
souvent on le prétend; dans cé cas-ci, tout au contraire,
le purisme de la grammaire ne paraît pas avoir une base
solide, scientifique, elle paraît être plutôt le résultat de
l'ignorance des lois phonétiques de la langue.
En France, en Angleterre, en Allemagne, c'est au
contraire le monde bien élevé, instruit, qui fait la loi,
et la grammaire s'y conforme; on y parle comme l'on
écrit et on écrit comme on parle. La grammaire française
aurait beau prétendre que le verbe Etre doive être suivi
et précédé du nominatif (p. ex. c'est tu, c'est il), que
l'usage n'en prévaudrait pas moins de dire et d'écrire
fautivement : c'est moi, c'est lui. La déclinaison, disparue
en français et en anglais, a laissé quelques traces dans
la langue hollandaise, mais surtout dans la langue
écrite. Le nominatif (sujet) de vader, le père, l'accusatif
(objet, régime direct) den mder, le père, le génitif (pos-
session) des vaders, du père, sont en usage, mais le datif
(régime indirect) ne s'emploie presque jamais en parlant ;
quelqu'un qui dirait: ik heb het der vroiiwe gegeven
(je l'ai donné à la femme), se rendrait parfaitement
ridicule; on dit toujours: ik heh het aan de vroiiiv ge-
geven-^ „aan de" correspond à: à la.