Boekgegevens
Titel: Esquisses lexicologiques: étude des mots et de leurs significations: ouvrage spécialement destiné a ceux qui se préparent aux examens pour l'obtention des divers diplômes de professeur de français
Auteur: Ent, A. van der
Uitgave: Culemborg: Blom & Olivierse, 1888
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 3589
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202654
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse taalkunde
Trefwoord: Frans, Nederlands, Woordenboeken (vorm)
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   Esquisses lexicologiques: étude des mots et de leurs significations: ouvrage spécialement destiné a ceux qui se préparent aux examens pour l'obtention des divers diplômes de professeur de français
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fication actiielle de ce mot, Larousse dit, qu'anciennement, en
Angleterre, la personne qui portait une santé à la fin d'un repas,
mettait une crôute de pain rôti dans son verre. Après avoir fait
le tour de la table, le verre revenait au premier convive qui
buvait le reste de la liqueur et mangeait la rôtie; l'usage de la
rôtie a passé, mais le mot qui l'exprimait a été conservé. On
écrit aussi toste.
tocsin, ALAEMKLOK, au 17e siècle toquesîn, comp. de toquer, vieux
mot, qui signifie frapper, et de sing , sin, de signum, proprement
signal, pris au moyen âge dans le sens de cloche. De là : bruit d'une
cloche qu'on sonne à coups pressés et redoublés pour donner l'alarme.
toilette, LINNEN KLEED, KAPTAFEL, TOILET, KLEEDKAMEK, dim. de toUc.
On appelait originairement toilette la toile qui servait à envelopper
des vêtements ou objets précieux, aussi celle qui contenait tout ce
qui était nécessaire à la toilette d'une femme ; on étendait cette ^eii^e
toile ou toilette sur une table, qui en prit le nom, ainsi que l'en-
semble du vêtement qu'on ajustait devant elle; plus tard même le
cabinet où une femme se coiffe, se pâte, s'habille, fut nommé toilette,
toison, schapenvacht, du lat. tonsionem, action de tondre, scheren,
puis: ce qui est l'objet de la tonte, le sens abstrait ayant passé au
sens concret. Donc: fourrure du mouton.
toit, dak, du lat. tectum, de tegere, couvrir. Proprement : ce qui
sert à couvrir, (Comp. le holl. dak et dekken).
torrent, bergstroom, stortvloed, du lat. torrentem, de torrere, au
sens de se dessécher. Proprement un cours d'eau qui se dessèche
en été. Du lat. torrere dérive aussi torride, proprement: qui se
dessèche par la chaleur, de là : brûlant ; et le mot terre. (Voir ce mot.)
trahir, verraden, à l'origine traïr, du lat. tradere (qui s'est cor-
rompu plus tard en trahire) comp. de tra, pour trans, over, et
dere , pour dare, donner. Donc, l'idée primitive est : livrer ; d'où,
par extension: livrer par perfidie.
train , gang , trein , anciennement traïn , du lat. trahere , tirer.
Proprement: ce qui marche, ce qui tire.
transiger, eene schikking aangaan, de zaak bijleggen, du lat. transi-
gere, de trans, au delà , et agere, pousser , agir. Donc , propre-
ment: pousser à travers, pousser au delà, pousser jusqu'au bout;
d'où: terminer, et, par extension, terminer un différend, c-à-d.
accommoder un différend par des concessions réciproques,
transir, doen verstijven, doen beven, du lat. transire, passer, de
trans, au delà, et ire, aller; mot à mot: aller au delà. En
effet, le sens primitif de transir dans l'anc. franç est : passer dans
un autre monde, donc, mourir. De là ensuite les sens moins
forts de : être engourdi, glacé de froid, de crainte, d'affliction,
travailler, arbeiden, werken, formé de travail dans le sens de
machine à l'aide do laquelle on ferre les chevaux. Travail, dérivé