Boekgegevens
Titel: Esquisses lexicologiques: étude des mots et de leurs significations: ouvrage spécialement destiné a ceux qui se préparent aux examens pour l'obtention des divers diplômes de professeur de français
Auteur: Ent, A. van der
Uitgave: Culemborg: Blom & Olivierse, 1888
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 3589
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202654
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse taalkunde
Trefwoord: Frans, Nederlands, Woordenboeken (vorm)
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   Esquisses lexicologiques: étude des mots et de leurs significations: ouvrage spécialement destiné a ceux qui se préparent aux examens pour l'obtention des divers diplômes de professeur de français
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qu'on appelait la quinte essence. De là le sens actuel de: la partie
la plus subtile extraite de quelques corps, et, au figuré: ce qu'il y a
de plus précieux ou de raffiné en quelque chose,
quolibet, laffe scherts, du lat. qttod libet, co qui plaît. Originaire-
ment les quolibets étaient des questions de philosophie ou de théo-
logie sur diverses matières, qui n'étaient proposées que pour exercer
l'esprit des étudiants, d'où le sens de thèses pour rire, opposé à
celui de thèses définitives. Le sens actuel de quolibet est celui de
mauvaise plaisanterie, propos trivial.
quotient, quotient, du lat. quotiens, qui signifie: combien de fois.
Raboteux, hobbelig, oneffen, du verbe raboter, schaven, anc. franç.
rabouter, comp. de re, à et bouter. Le verbe raboter ou rabouter
est proprement le même que rebouter ou rebuter (voir ce mot), et
signifiait à l'origine: heurter. Raboteux signifie donc: qui heurte.
Le sons do heurter se retrouve aussi dans le verbe raboter, qui
signifie proprement: heurter le bois pour l'aplanir,
racoler, werven, proprement raccoler, comp. do re, sens ampl. et
accoler, dérivé de col, cou. Racoler signifie donc mot à mot : prendre
par le col; et, en effet, avant la conscription on racolait les hom-
mes qu'on jugeait propres au service, on les faisait entrer au
service militaire, soit de gré, soit par astuce.
radis, radijs, du lat. radicem, racine; parce que, en effet, c'est la
racine de cotte plante qui se mange.
radoter, suffen, raaskallen, ancionnomont redoter, comp. du préf.
ampl. re et du radical doter, qui est d'origine germanique. Comp.
le holl. dutten, et l'angl, to dote. Radoter signifie : tenir des
propos qui manquent de sens.
raifort, ramenas, anc. franç. raisfort, comp. du vieux franç. rais
(lat. radicem) racine, et l'adj. fort, littéralement: racine forte,
railler, bèspotten, schertsen, d'après dérivé du lat. rac^ere ,
raser. Mais quel rapprochement d'idées y a-t-il entre railler et
raser? Pourtant le holl. gekscheren paraît confirmer cette étymologie.
Diez et Littré le tirent do l'espagnol rallar, racler, du lat. ra^Mw,
racloir; de sorte que railler serait proprement: racler, frotter,
ramage, takken, gekwbel, mot collectif, dérivé du lat. ramus,
branche. Il signifie donc branchage, mais en ce sons il est peu
usité. Le sons de chant des oiseaux lui vient de ce qu'on disait
anciennement: chant ramage, c.-à-d., chant des branches, chant
dans le feuillage. Plus tard on a supprimé moi chant, ot ramage
a pris l'acception particulière qu'il a encore actuellement,
ramentcvoir, herinheren, (terme vieilli), anciennement ramew<a®oî>,
comp. de re, marquant répétition, à, prép., ment (lat.) esprit,
et avoir. Littéralement : avoir de nouveau à Vesprit, donc,
rappeler.
ramier, houtduif, dérivé du mot rame, branche. Proprement: