Boekgegevens
Titel: Esquisses lexicologiques: étude des mots et de leurs significations: ouvrage spécialement destiné a ceux qui se préparent aux examens pour l'obtention des divers diplômes de professeur de français
Auteur: Ent, A. van der
Uitgave: Culemborg: Blom & Olivierse, 1888
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 3589
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202654
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse taalkunde
Trefwoord: Frans, Nederlands, Woordenboeken (vorm)
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   Esquisses lexicologiques: étude des mots et de leurs significations: ouvrage spécialement destiné a ceux qui se préparent aux examens pour l'obtention des divers diplômes de professeur de français
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offenser, beleediges, du lat. offendere (comp. de of = oh, devant,
et le radical inusité fendere), qui signifie proprement: trouver en
son chemin, de là heurter, toucher, sens, qui dans offenser a passé
à celui de: choquer, blesser par des faits ou des paroles,
offrir, AAKBiEDES, du lat. off erre, comp. de of=ob, devant, et/erre
porter. Proprement: porter devant; d'où le sens de: proposer une chose
pour qu'on l'accepte, mettre à la disposition de q. q. Voir conférer.
omnibus, omnibus, du lat. omnibus, pour tous; ,dat. pluriel de
omnis , tout. De là le sens de voiture pour tous, voiture publique,
onéreux, lasiig , duukkend, du lat. onerosus, de omis, oneris, far-
deau. Proprement: qui pèse comme un fardeau; d'où le sens de:
qui est à charge, qui est incommode.
opiniâtre, halsstarrig , stijfhoofdig, adj. formé du verbe opiner
avec le suffixe âtre. Proprement: qui est obstinément attaché à ce
qu'il a opiné, qui persiste dans son opinion.
opportun , behoorlijk, van pas, du lat. opportunus, du préf. ob,
devant, et por tus , port. Donc: proprement: qui est devant le port,
au port; de là: qui est à propos. Les dérivés sont opportunisme,
opportuniste, opportunité, inopportun.
orage, okweder , beroering, oproer, du lat. aura, vent, air, brise,
d'où le sens d'agitation violente de l'atmosphère avec vent, éclairs
et tonnerre, et ensuite, figurément, commotion, révolte,
orfèvre, goudsmid , du lat. auri faber, de aurum, or, et faber,
ouvrier; donc: ouvrier en or. Comparez les noms de famille
Lejèvre, Lefebvre, Fabre, Favre, Faure, holl. Smit of De Smid.
orient, oosten, du lat. orientem, de oriri, surgir, se lever. Donc,
point du ciel où le soleil se lève sur l'horizon,
orteil, TJSEN, anc. franç. artail, du lat. articulus, dim. de artus,
membre. Orteil signifie donc proprement petit membre,
oui, JA. Quant à l'origine de ce mot je ne puis faire mieux que
de citer ce qu'en dit Ayer dans sa Gramm. comparée, 4me éd. pag.
290. „Om» ne vient pas du verbe ouïr; c'est le vieux franç. oH, dont
voici l'origine. La langue romane du midi de la France avait
pour adverbe affirmatif oc, ou aussi o, dérivé du neutre latin hoc,
et signifiant proprement cela. C'est à cette particularité que l'idiome
des troubadours devait son nom de langue d'oc. Oc était dit par
ellipse pour oc es, cela est. L'ancien franç. avait ho, o, mot de
même provenance que le provençal oc; au 13e siècle, dire ne o ne
non était l'équivalent de notre locution moderne ne dire ni oui ni
non. Mais, dans la règle, l'ancien franç. renforçait oc avec le
neutre il (de illud), d'où oïl, expression elliptique pour o est il
(hoc est illud), ce qui équivaut littéralement à notre locution affir-
mative c'est cela. Oïl devint ouïl, ensuite le i final tomba, et nous
eûmes oui. Ce o-il (hoc illud) avait pour correspondant non-il
(non illud), devenu en franç. moderne nenni".
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