Boekgegevens
Titel: Esquisses lexicologiques: étude des mots et de leurs significations: ouvrage spécialement destiné a ceux qui se préparent aux examens pour l'obtention des divers diplômes de professeur de français
Auteur: Ent, A. van der
Uitgave: Culemborg: Blom & Olivierse, 1888
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 3589
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202654
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse taalkunde
Trefwoord: Frans, Nederlands, Woordenboeken (vorm)
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   Esquisses lexicologiques: étude des mots et de leurs significations: ouvrage spécialement destiné a ceux qui se préparent aux examens pour l'obtention des divers diplômes de professeur de français
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envoie; d'oii le sens actuel de: aliment préparé qu'on met sur la
table, qu'on sert dans les repas.
meunier, molenaar, anciennement du lat molinarius, de
mola, meule (holl. molensteen). Mola se rattache au radical sanscr.
mal, qui signifie broyer, et qui est aussi le radical du hoW. malen;
tandis que le holl. molen est en rapport évident avec le lat. mola.
Au môme radical se rattache le verbe moudre, malen, ancien fr.
moldre, avec d épenthétique.
meute, koppel jachthokden, du part, passé fém. mota, du lat.
movere, mouvoir; proprement: chose mue, d'où le sens d'expédition,
de là troupe en général, et ensuite: troupe de chiens. Du sens de
troupe-, étendu à celui d'attroupement, meute était venu, dans l'an-
cienne langue'', à l'acception d'émeute, de trouble, de révolte, sens
qui a persisté dans le dérivé mutin, oproerig. Quant au dérivé
ameuter, son sens primitif est celui de: réunir, rassembler, mettre
en troupe, en meute (honden koppelen); puis il a pris celui d'ea;«ïer,
opruien. Le mot émeute, oploop, oproer, est étymologiquement en
rapport indirect avec le mot meute: il est dérivé de l'ancien part.
esmeu (aujourd'hui ému) d'émouvoir, et signifie proprement: ce
qui est ému, ébranlé, troublé; de là le sens actuel de: tumulte
séditieux.
mitron, bakkeusknecht , ainsi nommé à cause de la mitre ou coifie
de papier que les garçons boulangers portaient autrefois,
mollet, kuit, dim. de l'adj. mol = mou, ainsi nommé, parce que
cette partie du corps est molle au toucher.
monde, webeld ; monde, zuiveb, kein. Ces deux mots sont dérivés
du lat. mitndus, qui, comme le grec cosmos, a les deux sens d'or-
nement, bon arrangement, ordre, et de monde. Le subst. monde
signifie donc proprement: ce qui est bien ordonné, bien disposé.
C'est que le monde était pour les Anciens la plus haute expression
de l'ordre et de l'harmonie. De l'adj. monde on a formé son opposé
immonde , onrein , et le verbe émonder , zuiveren , c.-à-d. nettoyer
les arbres, les débarrasser des branches mortes, des mousses, etc.
Les animaux mondes et les immondes.
monocle, vebqrootglas voor één ooo, du grec, ?»o«os, unique, seul,
et du lat. oculus, oeil; de là le sens de petit lorgnon qui ne sert
que pour un œil.
montre , horloge, du verbe montrer. Originairement c'était le cadran
qui se nommait montre, parce qu'il montre les heures ; puis on a
donné au tout le nom de la partie, et on a dit une montre pour une
horloge portative; c'est au 16e siècle que l'objet et le nom en-
trent en usage.
monument, gedexkteeken, gedenkzuil, pbaalgraf, du lat. mowMmeH-
turn, de monere, avertir. Proprement : ce qui avertit, ce qui in-
dique ; de là le sens actuel de : ouvrage d'architecture ou de sculp-