Boekgegevens
Titel: Esquisses lexicologiques: étude des mots et de leurs significations: ouvrage spécialement destiné a ceux qui se préparent aux examens pour l'obtention des divers diplômes de professeur de français
Auteur: Ent, A. van der
Uitgave: Culemborg: Blom & Olivierse, 1888
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 3589
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202654
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse taalkunde
Trefwoord: Frans, Nederlands, Woordenboeken (vorm)
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   Esquisses lexicologiques: étude des mots et de leurs significations: ouvrage spécialement destiné a ceux qui se préparent aux examens pour l'obtention des divers diplômes de professeur de français
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joTial, vroolijk, opgkeuimd, de I'ital. gioviale, dérivé dulat.^'ov«-
alis, qui appartient à Jovis, Jupiter. C'est un terme emprunté à
l'astrologie, Jupiter étant considéré comme cause de joie et de
honheur, tandis que Saturne causait l'humeur sombre et la tristesse.
Jovial signifie donc : qui aime à rire et à plaisanter.
Lambiner, talmen, mot historique, venu du nom de Lambin mort en
1577, professeur au Collège de France, et réputé parmi les savants
pour la longueur de ses explications et la diffusion de ses commen-
taires. Voilà ce qui explique le sens actuel de agir lentement.
lavabo , du lat. lavabo , qui signifie littéralement : je laverai, nom
caratîtéristique, en effet, du meuble de toilette pour se laver,
légende, legende , randscheift, du lat. legendus, part, passif futur
de legere, lire. Légende signifie donc mot à mot : devant être lu.
Originairement légende était le nom donné à un livre qui conte-
nait les actes des saints, et qui, pour cela, devait être lu, était
digne d'être lu, ou, d'après Littré, dans lequel on désignait
la portion qui devait être lue à certains jours. Plus tard, lorsque
les actes des saints furent exagérés, on commença d'appliquer
le mot légende à tout récit où l'histoire est défigureé par des
traditions, et, par là, aux récits miraculeux et populaires de
quelque événement du moyen âge, récits reposant sur un fond
historique plus ou moins altéré. On donne encore le nom de légende
à l'inscription placée sur une médaille, une pièce de monnaie, etc.;
et à juste titre : cette sentence , cette devise devant être lue.
lendemain, volgende dag, anciennement, et pour cause, Vendemain,
comp. de li, en et demain; proprement: le jour demain. Mais
l'article s'est agglutiné à en, et cette agglutination faite, on l'a méconr
nue, et l'on a mis un autre article : le lendemain. Cette agglu-
tination de l'article se retrouve dans plusieurs autres mots : le lierre,
le loriot, la luette, alentour, alors, lors, alarme, alerte, qui
étaient originairement: l'ierre ou VMerre, l'oriot, l'uette, à V en-
tour , h l'ore , l'ore, à l'arme, à Verte. (Voir ces deux derniers mots).
Une pareille agglutination de consonne initiale a eu lieu dans : de-
vant, vieux franç. davant et à V ori^ned'avant ; davantage, àl'ori-
gine d'avantage; dorénavant, dans l'anc. franç. d'are en avant.
leurrer, verlokkeit, verleiden, du mot Zewrr« (terme de fauconnerie),
morceau de cuir rouge en forme d'oiseau qui sert à rappeler
l'oiseau de proie, lorsqu'il ne vient pas droit sur le poing. Leurrer
signifie donc proprement : attirer le faucon, l'oiseau de proie, avec
un leurre; de là le sens de: dresser un oiseau au leurre, et au
fig. suggérer quelque espoir pour tromper. Comparez le mot angl.
lure, lokaas et le verbe to allur,e, verlokken; ensuite l'expression
hollandaise: lemand in de luren leggen, c.-à-d. leurrer q.q. de
quelque appât, le flatter, le tromper par un vain espoir,
lez, dichtbij, du lat. latus, côté. Prép. ancienne, signifiant à côté