Boekgegevens
Titel: Esquisses lexicologiques: étude des mots et de leurs significations: ouvrage spécialement destiné a ceux qui se préparent aux examens pour l'obtention des divers diplômes de professeur de français
Auteur: Ent, A. van der
Uitgave: Culemborg: Blom & Olivierse, 1888
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 3589
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202654
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse taalkunde
Trefwoord: Frans, Nederlands, Woordenboeken (vorm)
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   Esquisses lexicologiques: étude des mots et de leurs significations: ouvrage spécialement destiné a ceux qui se préparent aux examens pour l'obtention des divers diplômes de professeur de français
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nement. Une lettre de cachet envoya Voltaire à la Bastille. Courir
le cachet se dit d'un professeur qui donne des leçons en ville, parce
que après chaque leçon on lui remet une petite carte portant un
cachet et servant à tenir le compte du nombre des leçons données.
Comparez cache , cachette , cacheter , décacheter, cachotter, cachot.
cadeau, kunsttkek (met de pen), qeschenk, dérive Aul&t.catellus,
petite chaîne, dim. de catena, chaîne, et signifie proprement les
traits de plume entrelacés, enchaînés calligraphiquement, dont les
maîtres d'écriture ornent leurs exemples; tel était le sens du mot
jusqu'au 16e siècle, et le rapport de cette signification du mot avec
le lat. catellus est assez sensible. Ensuite il prend le sens de
futilités, de passe-temps agréable mais inutile, comparé métapho-
riquement à ces traits de plume des maîtres d'écriture. Faire des
cadeaux se disait pour s'amuser à des riens, à des bagatelles;
cadeau devint l'équivalent d'amusement, de divertissement, de fête:
J'aime le jeu, les visites, les cadeaux, les promenades, en un mot
toutes les choses de plaisir, dit Molière dans le Mariage forcé, et
dans le Bourgeois gentilhomme: Les visites fréquentes ont commencé ;
les déclarations sont venues ensuite, qui, après elles, ont traîné
les sérénades et les cadeaux, que les présents ont suivis. Il s'appli-
quait en particulier aux fêtes que l'on offrait aux femmes: donner
aux femmes un cadeau de musique et do danse, disait-on au 17e
siècle. C'est de cette locution: donner un cadeau — donner une
fête, qu'est dérivé le sens actuel de présent, de don fait à q. q.
On le voit, l'histoire de ce mot nous éloigne de sa signification
primitive, et pourtant la transition des sens consécutifs est assez
simple et naturelle. En résumé la série des sens est celle-ci:
ornements d'écriture, d'où le sens de futilités et superfluités; puis
de divertissements offerts aux dames; postérieurement présent fait
aux dames, et enfin présent en général.
cadet, joijgere broeder, zoon, cadet. Ce mot vient du provençal
capdet, qui est le lat. capitettus, dim. de caput, chef. Cadet est
donc proprement le petit chef, le second chef, tandis que l'aîné est
considéré comme le premier chef do la famille. Avant la révolution
les cadets do famille, qui n'étaient pas destinés à l'Eglise, entraient
dans les compagnies de cadets pour s'y préparer aux fonctions d'of-
ficier. C'est ce qui explique le sens du mot hollandais cadet, par
lequel on désigne les élèves de l'Académie Militaire,
caduc, bouwvallig, du lat. caducus, de cadere, tomber; de là:
qui tombe ou qui est près de tomber. Le dérivé est caducité, qui,
comme terme de jurisprudence, indique une condition qui rend un
acte non valable.
Comparez cadence, cadencer, décadence, choir, déchoir, déchéance,
■ échoir , échéance , chute , chuter , chape-chute.
cahier, schrijfboek, anciennement cuyer, à l'origine quayer, du