Boekgegevens
Titel: Esquisses lexicologiques: étude des mots et de leurs significations: ouvrage spécialement destiné a ceux qui se préparent aux examens pour l'obtention des divers diplômes de professeur de français
Auteur: Ent, A. van der
Uitgave: Culemborg: Blom & Olivierse, 1888
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 3589
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202654
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse taalkunde
Trefwoord: Frans, Nederlands, Woordenboeken (vorm)
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   Esquisses lexicologiques: étude des mots et de leurs significations: ouvrage spécialement destiné a ceux qui se préparent aux examens pour l'obtention des divers diplômes de professeur de français
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helhamel et l'anglais bellwether, qui ont la même signification,
benêt, onnoozel, dom, du lat. benediotus, part. ipsLSsé de benedicere,
bénir. Benêt signifie donc proprement béni. Cette métaphore, qui
peut sembler étrange, est cependant tout à-fait exacte. L'Evangile
disant que le royaume des cieux appartient aux pauvres d'esprit,
que ceux-ci étaient bénis de Dieu, le mot benedictus a pris le double
sens de béni et'de bênet, niais, simple.
bénir, zesenen, du lat. benedicere, de bene, bien, et dicere, dire.
Mot à mot bien dire, (l'opposé de maudire = mal-dire.), d'où
ensuite le sens de consacrer au culte, appeler la bénédiction du ciel,
béquille, kruk, dérivé, d'après Diez, du mot bec, la béquille étant
ainsi dite à cause de l'espèce de bec que présente la traverse. Il
signifie donc proprement: bâton à bec.
berlue, oogiverdcisteking, zwaete stippen voor het oog hebben,
composé du préfixe ber = bar =: bé = bes = bis dans son sens
péjoratif, (et non dans son sens originaire de deux fois, comme
dans bissac et d'autres mots) et de lue, forme dérivée de lucere,
luire. Berlue signifie donc proprement: mauvaise ou fausse lueur,
d'où le sens do: lésion de la vue.
besace, bedblzak, composé de bis, deux ou deux fois, et saccus,
sac. Proprement sac à deux poches. (Comp. bissac).
bévue, vERGissiNG, DWALiNG, anciennement besvue, composé du
préfixe bes = bé z= bis = bar = ber dans son sens péjoratif
(voyez berlue) et de vue; proprement: mauvaise vue, fausse vue;
d'où le sens de: erreur commise par suite d'une illusion d'optique
et, de là, par ignorance, par inadvertance.
bienveillant, welwillesd, malveillant, kwaadwillio. En exami-
nant superficiellement ces mots on serait tenté de croire qu'ils sont
formés de veillant, part, présent de veiller. La forme ancienne
de ces mots est biemeuillant, malveuillant, qui sont composés
de bien, mal et veuillant, part, aujourd'hui inusité de vouloir.
Donc ces mots ne veulent dire autre chose que: voulant le bien,
voulant le mal, et ils n'ont aucun rapport avec le verbe veiller.
binocle, knijpbril, composé de hinus, double, de bis, deux, et
oculus, oeil; sorte de double lorgnon.
biscuit, BESciiuiT, composé de bis, deux fois, et de cuit, part,
passé du verbe cuire; du pain (^efcs/ow cm27 pour le mieux conserver,
bissac, KNAPZAK, de bis, deux et de sac, proprement sac à deux
poches. Le bissac est le sac du paysan, de l'ouvrier pauvre, la
besace est celui du mendiant.
bizarre, zonderling, grillig, dérivé du mot espagnol bizarro qui
signifie intrépide, vaillant, brave; ensuite bizarre a pris le sens de:
emporté, colère, signification que le mot bizarro à encore de nos
jours en italien; puis il a pris le sens actuel de: capricieux, extra-
vagant, qui s'écarte du goût, des usages reçus.