Boekgegevens
Titel: Esquisses lexicologiques: étude des mots et de leurs significations: ouvrage spécialement destiné a ceux qui se préparent aux examens pour l'obtention des divers diplômes de professeur de français
Auteur: Ent, A. van der
Uitgave: Culemborg: Blom & Olivierse, 1888
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 3589
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202654
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse taalkunde
Trefwoord: Frans, Nederlands, Woordenboeken (vorm)
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   Esquisses lexicologiques: étude des mots et de leurs significations: ouvrage spécialement destiné a ceux qui se préparent aux examens pour l'obtention des divers diplômes de professeur de français
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Viron est un mot usité dans l'ancienne langue et qui se trouve
aussi dans environ, proprement ce qui est autour,
avis, meesing, raad, bericht, dérivé de « et vis, de visum, vu,
mot à mot: ce qui semble, d'où les sens consécutifs de manière de
voir, opinion, conseil, avertissement. Au moyen âge on disait: il
m'est à vis = mon opinion est; à et vis se sont soudés par la
suite et l'expression du moyen âge est devenue: il m''est avis.
Balance, balass, du lat. hilanx de lis, deux, et lanx, plateau;
donc, instrument à deux plateaux.
banal, aan 't dwasgrecht onderworpen; alledaaqsch, plat.
dérivé du mot han, proclamation. (Voyez le mot forban). Banal
se disait autrefois des choses, dont les gens d'une seigneurie étaient
obligés de se servir, en payant une redevance. Il y avait, par
exemple, des fours, des moulins banaux. De Là ensuite le sens de:
à l'usage de tout le monde, commun, vulgaire,
bandit, boosdoener, roover, dérivé de l'italien handito,Aehandire,
bannir; proprement un banni, d'où ensuite le sens de malfaiteur,
homme sans aveu, brigand; ou plutôt, homme dénoncé par un Ja«,
c-à-d. une proclamation, donc, un homme proclamé hors de la loi,
un proscrit. (Comparez l'anglais outlaw.)
banqueroute, bankroet, bankbreuk, venu au 16e siècle de l'ita-
lien banca rotta z= banc rompu, à cause qu'on rompait le banc
qu'avait sur les marchés le commerçant qui cessait de payer, qui
était insolvable.
barbouiller, bekladden, bemobsen, d'après .Brächet du mot barbe,
parce qu'à l'origine se barbouiller signifiait proprement se salir la
barbe; puis se salir, se souiller en général.
barlong, langwerpig vierkant, formé de bar, préfixe péjoratif qui
a le sens de bis, deux fois, et long. Anciennement barlong s'écrivait
belong pour beslong, double en longueur, deux fois plus long que
large.
barricade, versperring, dérivé de barrique, tonneau; parce que
les premiers retranchements, nommés barricades, furent faits de
barriques remplies de terre.
I)as, k0(js, de l'adj. bas, laag. Le subst. bas est proprement une
abréviation do bas de chausses, que l'on disait autrefois par op-
position à hattt de chausses, vêtement depuis la ceinture jusqu'aux
genoux.
bas bleu. L'expression bas bleu, pour une femme de lettres avec
une nuance de ridicule, vient d'Angleterre (blue stocking). En voici
l'explication d'après Esquiros, Revue des Deux Mondes, avril 1860,
pag. 778: „II y avait, vers 1781, un club littéraire qui se réunissait
chez Mmo Montague, et que l'on appelait le club des bas bleus
{blue stocking club). Un des membres les plus éminents de cette
société était M. Stillingfleet, dont l'habillement se distinguait par