Boekgegevens
Titel: Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: J.-G. Broese, 1868
2e ed
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 8885
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202173
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
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   Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
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celle de votre père, et qui fera la vôtre, et moquez-vous des
respects qu'on vous rend. Vous voudriez vous élever môme au-dessus
de moi: ne vous flattez point; je suis très-peu de chose et vous
n'êtes rien.
Je vous parle comme à une grande fille, parce que vous en avez
l'esprit. Je consentirais de bon cœur que vous en eussiez moins,
pourvu que vous perdissiez cette présomption ridicule devant les
hommes et criminelle devant dieu. Que je vous retrouve, à mon
retour, modeste, douce, timide, docile; je vous en aimerai davantage.
Vous savez quelle peine j'ai à vous gronder, et quel plaisir j'ai à
vous en faire."
L'ABBE DE CHOISY AU COMTE DE BOSSY.
»Qui vous aurait dit, Monsieur, il y a quinze ans, que cet abbé
de Choisy, votre voisin, serait un jour votre confrère? Vous ne
l'eussiez jamais cru en lisant ses lettres; et même en lisant celle-ci,
pourrez-vous croire que M. M. de l'Académie, tous gens de bon
sens et de bon esprit, aient voulu mettre son nom dans la même
liste que le vôtre? Consolez-vous, Monsieur; il faut bien qu'il y
ait des ombres dans les tableaux. Les uns parlent, les autres
écoutent; et je saurai fort bien me taire, surtout quand ce sera à
vous à parler. Venez donc quand il vous plaira; vous ne me
trouverez point dans votre chemin. Quoique ma nouvelle dignité
me fasse votre égal (à l'Académie bien entendu), je me rangerai
toujours pour vous laisser passer."
Ml'. FLECHIER A M»'. SALVADOR.
»Je regrette bien. Monsieur, la perte que vous aveK faite de
Monsieur votre père, et je compAtis à votre douleur. Il vous laisse
les véritables biens, qui sont ses vertus et ses bons exemples, et
les plus solides consolations, qui sont une longue continualion de
sagesse et de piété, une vie de chétien, et une mort de patriarche.
Je vous souhaite une aussi longue pratique de bonnes œuvres; et,
persuadé qu'il ne manque à la perfection de votre mérite que ce
qu'un âge comme le sien y peut ajouter, je félicite vos enfants de