Boekgegevens
Titel: Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: J.-G. Broese, 1868
2e ed
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 8885
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202173
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
Bekijk als:      
Scan: Afbeeldinggrootte:
   Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Vorige scan Volgende scanScanned page
75
PENSEES CHOISIES.
Laboure, fume, sème, arrose, sarcle ton champ, et demanile
ta moisson par tes prières, comme si elle devait tomber du ciel.
Les Taux amis sont comme l'ombre d'un cadran; elle paraît,
si le ciel est serein; elle se cache, s'il est nébuleux.
Les robes des avocats sont doublées de l'entêtement des plaideurs.
11 n'y a pas de plus grand voleur qu'un mauvais livre.
L'oisiveté ressemble à la rouille; elle use beaucoup plus que
le travail.
La clef dont on se sert est toujours claire et ne se rouille pas.
Si vous aimez la vie, ne prodi^'liez pas le temps; car c'est
l'étoffe dont la vie est faite.
Fais ce que dois, advienne que pourra.
C'est la plus mauvaise roue du char qui crie toujours.
La meilleure vengeance, c'est le mépris de l'offense.
Placer l'esprit avant le bon sens, c'est placer le superflu avant
le nécessaire.
L'or, semblable au soleil, qui fond ta cire et durcit la boue,
développe les grandes âmes et rétrécit les mauvais cœurs.
On s'avilit toujours quand on néglige de s'élever au bien; ne
point avancer dans le chemin de la perfection, c'est rétrograder.
Après le génie, ce qu'il y a de plus semblable à lui, c'est de
le connaître et de l'admirer.
Les grandes fautes passées servent beaucoup en tout genre; on
ne saurait trop remettre devant les yeux les crimes et les mal-
heurs; on peut, quoi qu'on en dise, prévenir les uns et les autres.
Un sot peut faire plus de questions en une heure qu'un homme
de sens n'en peut résoudre en un an.
L'esprit volage est comme une girouette, qui ne se fixe qu'en
se rouillant.
Les méchants sont comme les sacs des charbonniers qui se noir-
cissent les uns les autres.
Fais le bien et tu ne redouteras personne; fais le mal et tu
redouteras tout le monde.
Fais à autrui ce que tu voudrais qu'on te fît.
Itecueille comme autant de pierres précieuses les paroles de ceux
qui sont un océan de science et de vertu.
Une seule journée d'un sage vaut mieux que toute la vie d'un sot.
4*