Boekgegevens
Titel: Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: J.-G. Broese, 1868
2e ed
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 8885
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202173
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
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   Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
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et les mêmes dessins qui ornent les parures des femmes maures et
des Juives de Tétuan, sur la côte d'Afrique. Les bracelets formant
un seul anneau, sont particulièrement d'une ressemblance si par-
faite qu'on les croirait travaillés par le même artiste.
Il est difficile de peindre le charme que l'on éprouve à toucher
ces objets sur les lieux mêmes où ils ont reposé tant de siècles,
et avant que le prestige en soit tout à fait détruit. Une des croi-
sées était couverte de très-belles vitres que l'on vient de faire re-
mettre au musée de Naples....
Pompéi a passé vingt siècles dans les entrailles de la terre ; les
nations ont passé sur son sol, ses monuments sont restés debout,
et tous les ornements intacts. Un contemporain d'Auguste, s'il
revenait, pourrait dire: »Salut, ô ma patrie! ma demeure est la
seule sur la terre qui ait conservé sa forme et jusqu'aux moindres
objets de mes affections ; voici ma couche, voici mes auteurs fa-
voris, mes peintures sont encore aussi fraîches qu'au jour où un
artiste ingénieux en orna ma demeure. Parcourons la ville, allons
au théâtre. Je reconnais la place où, la première fois, j'applaudis
aux belles scènes de Térence et d'Euripide."
Rome n'est qu'un vaste musée, Pompéi est une antiquité vivante.
Je n'ai plus qu'un désir à former, c'est d'être un jour votre cicérone.
Casimir Delavigoe.
ASPECT PHYSiaUE ET MORAL DE CONSTANTINOPLE.
Constantinople, et surtout la côte d'Asie, étaient noyées dans le
brouillard: les cyprès et les minarets que j'apercevais à travers
cette vapeur, présentaient l'aspect d'une forêt dépouillée. Comme
nous approchions de la pointe du sérail, le vent du nord se leva,
et balaya, en moins de quelques minutes, la brume répandue sur
ce tableau; je me trouvai tout à coup au milieu des palais du
Commandeur des croyants. Devant moi le canal de la mer Noire
serpentait entre des collines riantes, ainsi qu'un fleuve superbe;
j'avais à droite la terre d'Asie et la ville de Scutari; la terre
d'Europe était à ma gauche; elle formait, en se creusant, une
large baie pleine de grands navires à l'ancre, et traversée par
d'innombrables petits bateaux. Cette baie, renfermée entre deux
coteaux, présentait en regard et en amphithéâtre Constantinople et
Galata. L'immensité de ces trois villes étagées, Galata, Constan-