Boekgegevens
Titel: Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: J.-G. Broese, 1868
2e ed
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 8885
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202173
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
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   Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
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visités dans leurs souffrances, et dont les promesses venaient d'être
accomplies. Il se pressaient en foule autour de rermite vénérable ;
c'est à lui qu'ils adressaient leurs cantiques; c'est lui qu'ils pro-
clamaient leur libérateur; ils lui racontaient les maux (ju'ils avaient
soufl'erts pendant son absence ; ils pouvaient à peine croire ce qui
se passait sous leurs yeux, et dans leur enthousiasme ils s'éton-
naient que t)ieü se fût servi d'un tel homme pour soulever tant
de nations et pour opérer tant de prodiges. .1. Michaud.
JEANNE D'ARC-
En Mars 1429, le duc de Bedford, oncle et tuteur de Henri VI,
roi d'Angleterre, faisait crier par un ^héraut: Vive Henri de
Lancaster y roi de France et d" Angleterre \ Cette proclamation
lancée de la capitale, se répandit et retentit avec tristesse, mais
sans opposition, dans presque toutes les provinces en-deçà de la
Loire; car cette belle partie du beau pays de France était alors au
Iiouvoir des Anglais. Cependant le dauphin, iils de Charles VI, s'était
fait précipitamment couronner à Poitiers sous le nom de Charles VII.
Mais, de jour en jour, l'invasion étrangère s'étendait sur les villes
et sur les campagnes; et Charles, à vrai dire, avait le couronne
sans le royaume.
Le jeune roi était à Chinon, sans armée, sans trésors, n'ayant
plus pour sujets que les gens de sa maison; mais ayant toujours
pour amis Lahire et Dunois. Il venait d'apprendre que sa bonne
ville d'Orléans, le dernier rempart de son trône, la clef du midi,
était sur le point de tomber aux mains des Anglais, faute de vivres,
et bientôt faute d'habitants. Charles délibérait avec son conseil sur
le projet de se retirer dès le lendemain en Dauphiné; des chevaliers
français parlaient de fuir!... Oui, les choses en étaient à ce point,
lorsqu'un des gentilshommes entra dans !a chambre du conseil et
remit au dauphin une dépèche du capitaine de Beaudricourt, gou-
verneur de la ville de Vaucouleurs, sur la Meuse, petit pays resté
Cdèle au roi, resté France, bien qu'enveloppé de révoltes et de
domination étrangère, comme une île pacifique el fleurie au milieu
des vagues orageuses.
Le capitaine mandait qu'une jeune paysanne de Domrémy s'était
présentée à lui, disant: »Si vous voulez m'envoyer sous bonne
escorte auprès de Charles VH, je délivrerai la France, et je^