Boekgegevens
Titel: Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: J.-G. Broese, 1868
2e ed
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 8885
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202173
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
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   Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
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mandais avec instance. Le soir même de la bataille le général
Saken m'envoya quatre soldats russes. Il était temps. La pré-
sence de ces hommes nous tranquillisa, mais ne satisfit point
!es Cosaques, qui déjà rôdaient près de nous."
LYCURGUE ET SOLON.
Lycurgue donna dans les Spartiates un modèle de talents mili-
taires et de vertus guerrières; Solon développa dans les Athéniens
le germe de toutes les vertus sociales et des talents de toute es-
pèce. Ce fut l'époque où la Grèce commença à produire de grands
hommes en tout genre.
Comme les mœurs assurent seules la durée d'un gouvernement,
tous deux donnèrent leurs soins à l'éducation des citoyens, quoique
avec des vues bien différentes. A Sparte, les enfants élevés par
riitat ne prenaient que les habitudes utiles à la patrie. La répu-
blique veillait sur leurs exercices, sur leurs actions, sur leurs
discours. Rien n'était indifférent; tout était réglé par la loi; et
les citoyens s'accoutumaient dès l'enfance à la même façon d'agir.
Une parfaite égalité pouvait seule maintenir une discipline aussi
sévère; il fallait ôter aux citoyens tout moyen de s'enrichir, bannir
les arts, le commerce, l'or, l'argent; il fallait, en un mot, pour
fermer Sparte à la corruption, la fermer aux richesses Ce fut
donc la monnaie de fer qui donna toute la consistance au gou-
vernement des Spartiates, et la pauvreté pouvait seule conserver
les mœurs de cette république. Ce moyen était infaillible, comme
il était le seul.
Solon ne pouvait pas assurer à son gouvernement la même durée ,
il ne se le promettait points dans une république où tous les ci-
toyens n'étaient [tas pauvres, ce sont les pauvres qui auraient été
dangereux. Il fallait que l'éducation fit à tous un besoin de s'oc-
cuper, et ce fut là le principal objet du législateur. Mais il lui
suffisait aussi qu'on s'occupât; car en gênant la liberté, il eut
étouffé l'industrie el dégoûté du travail. Il était donc nécessaire
que tous les arts fussent estimés, que la considération qui leur
était attachée fît un besoin d'avoir des talents et de les cultiver
dans les autres. Or, voilà l'esprit qui distingua les Athéniens.
Parmi eux les grands hommes se firent un honneur de former des
élèves.