Boekgegevens
Titel: Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: J.-G. Broese, 1868
2e ed
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 8885
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202173
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
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   Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
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aurions pu en profiler pour cultiver, pour éclairer notre esprit;
mais en taisions-nous cet usage? Notre temps aujourd'hui n'esl-il
pas employé d'une manière plus satisfaisante, ou du moins plus
utile? Et pourquoi ne pas ajouter que les vertus morales que
nous devons pratiquer, sont pour l'esprit la meilleure des cul-
tures? Qu'avons-!ious donc perdu? Notre santé s'est affermie,
cous habitons un pays charmant, nous avons Tlionnête néces-
saire, nous nous aimons, nous nous aidons mutuellement, que
faut-il de plus pour être heureux? En renonçant à un certain
rang, à un certain genre de vie, n'en avons-nous pas trouvé un
antre tout aussi respectable? nous avons abandonné toute perspec-
tive d'avancement, mais si notre condition est bonne, pourquoi
nous affliger de ce qu'elle durera ? Dans un an nmis serons
encore plus réconciliés avec notre situation. Regardez donc l'avenir
d'un œil serein, l'orage est passé. Nous avons fait naufrage, mais
il en est résulté que nous avons échangé un navire incommode contre
une planche de salut, et nous voilà de nouveau voguant pleins d'espoir
sur les (lots. Une partie de notre cargaison est submergée ; mais
rien d'essentiel ne nous manque.« —A ces mots Philandre embrasse
tendremeni sa feimnr rt 'îfrs "fittrs.'-lhe"^tnrTrTrTOïïtn-it- , dans leurs
veux, mais la/bnsolalion briltait dans leurs regards.
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DIX MILLE LIVRES DE RENTE.
AMSTEPxLAM.
Quand j'av:ti^||^ix-huit p'js (je vous ^Jfroque bien
éloignée), j'allaisT^urant' la'TiMIe saison, passer la journée du
dimanche à Versailles, ville qu'habitait ma mère Pour m'y trans-
porter, je venais, presque loiijours à pied, rejoindre sur celte
roule une des petites voitures qui en faisaient alors le service.
En sortant des barrières, j'étais toujours si'ir de trouver un
grand pauvre, qui criait d'une voix glapissante: »La charilé, s'il
vous plait, mon bon monsieur!» De son côté il était bien sur
d'entendre résonner dans son chapeau ou dans sa sébile une
grosse pièce de d«'u\ sons.
Un jour quf^ je payais mon tribut à Antoine — c'était le nom
de mon pensionnaire, —, il vint à passer un petil monsieur
poudré, sec, vif, et à qui Anloine adressa son memento criard:
»La charité, s'il vous plait, mon bon monsieurli Le passant