Boekgegevens
Titel: Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: J.-G. Broese, 1868
2e ed
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 8885
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202173
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
Bekijk als:      
Scan: Afbeeldinggrootte:
   Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Vorige scan Volgende scanScanned page
286
nature. Oh! sans cela, sans cela, ne se serait-il pas brisé la tète
à son pilier? Aurait-il attendu le jour où Ton entra en tumulte
dans sa prison, el où cent voix lui dirent à la fois: //Bonnivard,.
tu es libre!" — //Et Genève?" — //Libre aussi!"
D1X-NEI]\1ÈME SIÈCLE.
POÉSIE.
Andrieux, né en 1759, mort en 1833.
Poète agréable el ingénieux, il se fit connaître d'abord par une
jolie pièce, les Étourdis, écrite avec finesse el bon goût; il la fit
suivre de quelques autres, qui furent également goûtées du public ;
mais c'est surtout comme auteur de poésies légères qu'il occupe un
rang honorable après Voltaire, le maître du genre.
LE MEUNIER SANS-SOUCL I)
Hélas! est-ce une loi sur notre pauvre terre
Que toujours deux voisins auront entre eux la guerre;
Que la soif d'envahir et d'étendre ses droits
Tourmentera toujours les meuniers et les rois?
En cette occasion le roi fut le moins sage;
Il lorgna du voisin le modeste héritage.
On avait fait des plans, fort beaux sur le papier.
Où le chétif enclos se perdait tout entier:
11 fallait sans cela renoncer à la vue,
Rétrécir les jardins et masquer l'avenue.
Des bâtiments royaux l'ordinaire intendant
Fit venir le meunier, et d'un ton important:
//H nous faut ton moulin; que veux-tu qu'on t'en donne?"
1) Le moulin de ce meunier se trouvait snr unepartiedel'emplacement
où Frédéric le Grand se proposait de faire bâtir un château de plaisance.