Boekgegevens
Titel: Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: J.-G. Broese, 1868
2e ed
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 8885
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202173
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
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   Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
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bandonne point au découragement; ne murmurez jamais contre
les décrets de ia Providence; quelque incompréhensibles que nous
paraissent souvent les ordres de dieu, ils sont toujours sages
et avantageux à l'homme, quoique nous ne puissions pas toujours
les comprendre; qu'une pieuse confiance vous fasse espérer en la
miséricorde divine. Votre devoir est d^adorer cet Être infiniment
bon, dans ses desseins trop au-dessus de votre faible conception.
Soutenez de rudes, de pét)ibles épreuves, avec fermeté, avec
courage, et dieu vous consolera; car II ne nous envoie jamais
plus de peines, que nous ne saurions en supporter. Etifin, mes
jeunes amis, vous lils d'Adam, régénérés par le baptême, per-
suadez-vous biim qu'il est pour nous un séjour de bonheur, que
nous avons un Sauveur en cinuST, et que//le Chrélieii vertueux
et de bonne foi est certainement un homme heureux."
George Vérenet.
L'HEUREUSE DISGRACE.
Philandre avait à la cour un emploi considérable qui exigeait du
faste et de ia dépense. Sa famille, qui se composait de plusieurs
filles, était élevée dans le luxe et Taisancc que sa place semblait
autoriser. Sa femme donnait des bals, des soirées; elle voulait
être de toutes les fêtes. Au bout de quelques années, un change-
ment dans le ministère, privant tout à coup Philandre de sa place,
renversa ses espérances, et tous ses projets d avaticement. Sa
place avait été lucrative; mais il avait toujours dépensé au-delà
de ce qu^elle lui rapportait, en sorte qu'au lieu de conserver quel-
ques débris de sa fortune, il se trouva chargé de dettes. Au bruit
du dérangement de ses affaires, ses créanciers devinrent si pres-
sants, qu'il fut obligé de vendre un héritage paternel qu'il avait
dans une province éloignée. 11 ne put se réserver qu'une petite
ferme; mais il tni restait du courage, et il ne balança pas un
instant sur le parti qu'il avait à prendre dans celle circonstance.
Au lieu de perdre du temps à combiner des projets chimériques,
et à faire de vains efforts pour intéresser en sa faveur les amis
qu'il avait dans la capitale, il vendit tous ses meubles précieux,
et conduisit sa famille dans la petite campagne qui lui ap|)artenaiL
Là il commença à mener ta vie industrieuse et frugale que com-
mandait l'exiguité de son domaine. II se pasi-a plusieurs mois