Boekgegevens
Titel: Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: J.-G. Broese, 1868
2e ed
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 8885
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202173
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
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   Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
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inal fait, Il vous pardonnera cl vous rendra sa protection et son
amour, pourvu que vous promettiez de tout voire cœur de ne
plus retomber dans vos fautes.
Souvenez-vous encore que ce dieu veut, qu'après Lui, vous
soyez attachés pour toujours à voire père, à votre mère, et en
général à ceux qui vous apprennent à bien vitre. Uclenez : »qu'il
vous faut faire à autrui ce que vous voudriez que les autres
vous fissent, et ne point faire aux autres ce que vous ne voudriez
pas qu'on vous fît." Aimez vous les uns les autres, nous dit
jésus-christ dans la Bible. Persuadez-vous aussi, qu'il faul
commencer par vous faire aimer, afin que cliacun clierche à vous
complaire. Respectez le malheureux, plaignez-le: s'il s'en présente
un qui implore votre compassion, donnez-lui la moitié de votre
pain, et quand cet indigent vous remerciera, oh! que vou^ éprou-
verez alors, combien une bonne œuvre fait goûter de jouissances !
Le contenlemenl intérieur vous fera sentir que la bienfaisance est
au-dessus de toutes les choses qui pourraient vous fialter.
iNe jugez point des personnes sur les conditions ou sur les ap-
parentes; il arrive qu'un mailionnête homme impose par son ex-
térieur ou ses dehors, tandis que celui qui mérite notre estime se
montre humble et modeste, sous la mise la plus simple et la plus
décente Songez que tous les hommes sont frères, et par cela même
qu'ils sont égaux. Tous ont les mêmes obligations à remplir, el
conséquemment les mômes droits à la bienfaisance divine; tous
reposeront dans la même poussière, tous compannlroiit devant dieu,
le Juge suprême, pour Lui rendre compte de leurs actions.
Dieu donc est le Père universel; il faut, sans chercher à le
concevoir, se borner à le respecter, à l'adorer, à l'aimer, comme
le suprême dispensateur de ions les biens, el craimlre de Lui
déplaire et de l'offenser par de mauvaises actions, parce qtiTI
punit ainsi qu'il récompense. Rappelez-vous sans cesse qut* died
est partout, quoique invisible, et qu'il a les yeux aîtacliés sur
nous; qu'il nous voit au milieu des plus épaisses ténèbres, qu'IF
lit continuellement dans les replis les plus cachés de nos cœurs;
qu'il y saisit nos arrière-pensées et nos plus secrètes impressions.
Nous possédons une âme immortelle qui nourrit l'espérance de
rétat des bienheureux dans le ciel; cette âme nous fait éprouver
un mouvement agréable qui la tient dans une aclion continuelle,
el la transporte dans l'avenir au-devant d'u'j bien qu'elle se tlallc
de posséder un jour.
Or, quoi qu'il vous arrive de fâcheux, que votre âme ne s'a-