Boekgegevens
Titel: Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: J.-G. Broese, 1868
2e ed
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 8885
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202173
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
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   Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
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C'était peu de nos mauK, nous y joignons nos vices.
Aux riches, aux puissants l'inuocent est vendu;
On outrage Thonnour, on flétrit ia vertu.
On ne sait ce que c'est que de payer ses dettes.
Et de sa bienfaisance on rempiit tes gazettes.
On fait de plate prose, et de plus méchants vers,
On raisonne de tout, et toujours de travers;
Et, dans ce monde enfin, s'il faut que je le dise,
On ne voit que noirceur, et misère et sottise.
l'o p T i m i s t e.
Volià ce qui s'appelle un tableau consolant!
Vous ne le croyez pas vous-même ressemblant.
De cet excès d'humeur je ne vois point la cause.
Pourquoi donc s'emporter, mon ami,... quand on cause?
Vous parlez de volcans, de naufrages... Eh, mon cher,
Demeurez en Touraine, et n'allez point sur mer.
Sans doute autant que vous je déteste la guerre;
Mais on s'éclaire enfin, on ne l'aura plus guère.
Bien des gens, dites-vous, doivent: sans contredit,
Ils ont tort; mais pourquoi leur a-t-on fait crédit?
Tous nos plaisirs sont faux? .Mais quelquefois à table.
Je vous ai vu goûter un plaisir véritable.
On fait de mécliants vers! Eh! ne les lisez pas:
Il en paraît aussi dont je fais très-grand cas.
On déraisonne? Eh! oui, parfois un faux système
Nous égare. ,. Entre nous, vous le prouvez vous-même.
Calmez donc votre bile, et croyez qu'en un mot.
L'homme n'est ni méchant, ni malheureux, ni sot.
Je ne suis point aveugle, et je vois, j'en conviens,
Quelques maux, mais je vois encore plus de biens ;
Je savoure les biens ; les maux, je les supporte.
Que gagnez-vous, de grâce, à gémir de ia sorte?
Vos plaintes, après tout, ne sont qu'nn mal de plus.
Laissez donc là, mon dier, les regrets superflus ;
Reconnaissez du ciel la sagesse ^ofonde,
Et croyez que tout est pour le mieux dans le monde.