Boekgegevens
Titel: Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: J.-G. Broese, 1868
2e ed
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 8885
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202173
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
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   Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
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Les noirs pressenlimenls, le repentir, Teffroi,
Les présages fâcheux volent autour de moi.
Je ne suis plus le même, enfin, depuis deux heures;
Ma pièce auparavant me semblait des meilleures :
Maintenant je n'y vois que d'horribles défauts.
Du faible, du clinquant, de l'obscur et du faux.
De là plus d'une image annonçant l'infamie:
La critique éveillée, une loge endormie,
Le reste de fatigue et d'ennui harrassé.
Le souffleur étourdi, l'acteur embarrassé,
Le théâtre distrait, le parterre en balance,
Tantôt bruyant, tantôt dans un profond silence;
Mille autres visions, qui, toutes, dans mon coeur
Font naître également le trouble et la terreur. . . .
Voici l'heure fatale, où l'arrêt se jirononce!
Je sèche, je me meurs. Quel métier! J'y renonce.
Quelque flatteur que soit l'honneur que je poursuis.
Est-ce un équivalent à l'angoisse où je suis?
Il n'est force, courage, ardeur qui n'y succombe.
Car enfin, c'en est fait, je péris, si je tombe.
Mais mon incertitude est mon plus grand supplice.
Je supporterai tout, pourvu quelle finisse.
Chaque instant qui s'écoule, empoisonnant son cours.
Abrège au moins d'un an le nombre de mes jours.
Yoltaire 1 ).
LUSIGNAN A SA FILLE POUR LA RAMENER
A LA RELIGION DE SES PÈRES.
Mon dieu, j'ai combattu soixante ans pour ta gloire,.
J'ai vu tomber ton temple et périr ta mémoire;
Dans un cachot aflreux abandonné vingt ans.
Mes larmes t'imploraient pour mes tristes enfans.
Et, lorsque ma famille est par toi réunie.
Quand je trouve une fille, elle est ton ennemie.
1) Pour U notice sur Voltaire et les morceaux en prose, voyer.
page 216.