Boekgegevens
Titel: Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: J.-G. Broese, 1868
2e ed
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 8885
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202173
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
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   Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
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s'y établit qu'en y jouissant d'assez d'indé|iendance pour exdure
tout sentiment de servitude et de captivité; il veut à son gré par-
courir les eaux, débarquer au rivage, s'éloigner au large, ou venir,
longeant la rive, s'abriter sous les bords, se cacher dans les joncs,
s'enfoncer dans les anses les plus écartées ; puis, quittant sa soli-
tude, revenir à la société, et jouir du plaisir qu'il paraît prendre
et goûter en s'approcliant de l'homme, pourvu qu'il trouve en nous
ses hôtes et ses amis, el non ses maîtres et ses tyrans.
Beruaraiu «le St.-Hîerre, né en 1 737, mort en 181i.
Cet aimable écrivain, qui passa une partie de sa vie dans des
voyages lointains, en consacra le reste à décrire avec un admirable
talent et à faire aimer les beautés de la nature, qui avait fait ses
délices dès son enfance. Lui-même se montre à nous //dans une
humble vallée, occupé â cueillir des herbes et des fleurs, trop heu-
reux, dit-il, s'il peut en former quelques guirlandes, que ses faibles
mains ont osé élever à la majesté de la Nature." Il s'eflbrce tou-
jours de trouver l'intention bienfaisante de dieu dans la création,
Ce n'est pas un savant naturaliste; nombre de ses hypothèses sont
contestables. //Je ne suis," dit-il lui-même, //ni un grand peintre, ni
un grand naturaliste, mais un petit ruisseau souvent troublé, qui
dans ôes moments df; calme réfléchit la nature le long des rivages".
Outre ses Études et ses Harmonies de la nature, on lui doit encore
la charmante fiction de Paul et Virginie.
LES FORÊTS AGITÉES PAR LES VENTS.
Qui pourrait décrire les mouvements que l'air communique aux
végétaux ? Combien de fois, loin des villes , dans le fond d'un vallon
solitaire couronné d'une forêt, assis sur le bord d'une prairie agitée
des vents, je me suis plu a voir les mélilots dorés i), les trèfles em-
pourprés , el les vertes graminées, former des ondulations semblables
à des flots, et présenter â mes yeux une mer agitée de fleurs et de
verdure ! Cependant les vents balançaient sur ma tête les cimes
majestueuses des arbres. Le retroussis de leur feuillage faisait |)a-
raître chaque espèce dt deux verts différents. Chacun a son mou-
l) PUiite hcrbicée.