Boekgegevens
Titel: Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: J.-G. Broese, 1868
2e ed
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 8885
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202173
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
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   Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
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ORESTE, AU NOM DES GRECS, DEMANDE A PYRRHUS DE
LEUR LIVRER LE FILS D'HECTOR.
Avant que tous les Grecs vous parlent par nia voix ^
Souffrez que j'ose ici me flatter de leur choix,
Et qua vos yeux, Seigneur, je montre quelque joie
De voir le fils d'Achille, et le vainqueur de Troie.
Oui, comme ses exploits, nous admirons vos coups:
Hector tomba sous lui, Troie expira sous vous.
Et vous avez montré, par une heureuse audace.
Que ie fils seul d'Acbille a pu remplir sa place.
Mais, ce qu'il n'eût point fait, la Grèce avec douleur
Vous voit du sang troyen relever la grandeur.
Et, vous laissant toucher d'une pitié funeste,
D'une guerre si longue entretenir le reste.
Ne vous souvient-il plus. Seigneur, quel fut Hector?
Nos peuples affaiblis s'en souviennent encor:
Son nom seul fait frémir nos veuves et nos filles;
Et dans toute la Grèce il n'est point de familles
Qui ne demandent compte à ce malheureux fils,
D'un père, ou d'un époux qu'Hector leur a ravis.
Et qui sait ce qu'un jour ce fils peut entreprendre?
Peut-être dans nos ports nous le verrons descendre.
Tel qu'on a vu son père embraser nos vaisseaux.
Et, la flamme à la main, les suivre sur les eaux,
Oserai-je, Seigneur, dire ce que je pense?
Vous-même, de vos soins craignez la récompense,
Et que, dans votre sein ce serpent élevé
Ne vous punisse un jour de l'avoir conservé:
Enfin, de tous les Grecs satisfaites l'envie,
Assurez leur vengeance, assurez votre vie;
Perdez un ennemi d'autant plus dangereux,
Ou'il s'essaiera sur vous à combattre contre eux..
REPONSE DE PYRRHUS,
La Grèce en ma faveur est trop inquiétée,
De soins plus importants je l'ai crue agitée,
Seigneur; et, sur le nom de son ambassadeur.