Boekgegevens
Titel: Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: J.-G. Broese, 1868
2e ed
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 8885
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202173
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
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   Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
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nement, exila l'auteur de sa cour, Fénelon supporta cette disgrâce
avec résignation, mais il fut inconsolable en apprenant la mort
de son élève, et il le suivit de près au tombeau. Comme écrivain,
Fénelon est un de nos classiques les plus distingués.
LES MISSIONNAIRES,
Peuples de l'extrémité de l'Orient, votre heure est venue. Alexan-
dre, ce conquérant rapide que Daniel dépeint comme ne touchant
pas la terre de ses pieds, lui qui fut si jaloux de subjuguer le
monde entier, s'arrêta bien loin en-deçà de vous; mais la charité
va plus loin que l'orgueil. Ni les sables brûlants, ni les déserts,
ni les montagnes, ni la distance des lieux, ni les tempêtes, ni les
écueils de tant de mers, ni l'intempérie de l'air, ni le milieu fatal
de la ligne où l'on découvre un ciel nouveau ; ni les flottes enne-
mies, ni les côtes barbares ne peuvent arrêter ceux que dieu envoie.
Qui sont ceux-ci qui volent comme les nuées? Vents, portez-les
sur vos ailes. Que le midi, que l'orient, que les îles inconnues
les attendent, et les regardcBt en silence venir de loin. Qu'ils sont
beaux les pieds de ces hommes qu'on voit arriver du haut des
montagnes, apporter la paix, annoncer les biens éternels, prêcher
le salut, et dire: »OSion! ton dieu régnera sur toi!" Les voici,
ces nouveaux conquérants qui viennent sans armes, excepté la croix
du Sauveur. Ils viennent, non pour enlever les richesses et répandre
le sang des vaincus, mais pour offrir leur propre sang et commu-
niquer le trésor céleste. Peuples qui les vîtes venir, quelle fut
d'abord votre surprise, et qui peut la représenter? Des hommes
qui viennent à vous, sans être attirés par aucun motif, ni de com-
merce, ni d'ambition, ni de curiosité; des hommes qui, sans vous
avoir jamais vus, sans savoir même où vous êtes, quitten!: tout
pour vous, et vous cherchent à travers toutes les mers avec tant
de fatigues et de périls, pour vous faire part de la vie éternelle
qu'ils ont découverte ! Nations ensevelies dans l'ombre de la mort ,
quelle lumière sur vos têtes!
LE PRESENT, L'AVENIR.
Les hommes passent comme les fleurs qui s'épanouissent le matin,
et qui le soir sont flétries et foulées aux pieds. Les générations