Boekgegevens
Titel: Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: J.-G. Broese, 1868
2e ed
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 8885
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202173
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
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   Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
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16S
né en 1598, mort en 1648.
Comme Balzac, il contribua à polir le langage; mais avec plus-
d'esprit que lui, il a aussi plus de recherche et d'affectation. Il fut
l'idole de l'hôtel de Rambouillet, rendez-vous des iV^cze^m, qui
donnaient le ton à la littérature. II plut au public d'alors, parce
qu'il lui parla le langage à la mode, plaisanterie spirituelle»
énigmes galantes et jolis petits riens.
A Mr. LE PRINCE DE CONDE.
»Monseigneur, je crois que vous prendriez la lune avec les dents ,
si vous l'aviez entrepris. Je n'ai garde de m'étonner que vous ayez
pris Dunkerque; rien ne vous est impossible: je suis seulement en
peine de ce que je dirai à Votre Altesse là-dessus, et par quels
termes extraordinaires je lui pourrai faire entendre ce que je
conçois d'elle.
A nous autres beaux esprits, qui sommes obligés de vous écrire
sur les bons succès qui vous arrivent, c'est une chose bien embar-
rassante que d'avoir à trouver des paroles qui répondent à vos
actions, et de temps en temps de nouvelles louanges à vous donner.
S'il vous plaisait de vous laisser battre quelquefois, ou de lever
seulement le siège de devant quelque place, nous pourrions nou&
sauver par la diversité, et nous trouverions quelque chose de beau
à vous dire sur l'inconstance de la fortune, et sur l'honneur qu'il
y a à souffrir courageusement ses disgrâces; mais, dès vos premiers
exploits, vous ayant mis, avec raison, de pair avec Alexandre, et
voyant que de jour en jour vous vous élevez davantage, en vérité.
Monseigneur, nous ne saurions où vous mettre, ni nous aussi; et
nous ne trouvons plus rien à dire qui ne soit au-dessous de vous.'*
:nézeray, né en 1610, mort en 1683.
Il est auteur d'une histoire de France assez peu exacte; mais,
comme écrivain, il a de l'originalité, delà vigueur, et, pour son
temps, une touche singulièrement moderne.