Boekgegevens
Titel: Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: J.-G. Broese, 1868
2e ed
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 8885
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202173
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
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   Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
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wim
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Là, du ruisseau la course vagabonde.
Creusant son lit, le transforme en torrent.
Combien de fois j'ai joué dans son onde!,..
Rien n'est si doux qu'un souvenir d'enfant.
Combien ces champs, que la moisson couronne.
Furent par moi dépouillés de leurs fleurs!
Je crois encor, quand arrivait l'automne.
Entendre ici le chant des vendangeurs.
Là, je venais sur le bord de la route
Voir nos soldats passer tambour battant.
Chut! taisez-vous, que mon oreille écoute...
Non, ce n'est rien qu'un souvenir d'enfant!
Arbres touïfus, qui vîtes mon jeune âge,
Ainsi que moi déjà vous voilà vieux.
Je me berrais d'une riante image;
Mais sur mon front blanchissent mes cheveux.
Moment si doux où notre àme ravie
Dans le passé revoit un ciel brillant!...
Heureux qui peut au déclin de la vie
Avoir encor des souvenirs d'enfant.
Bouchard.
LE RETOUR DANS SES FOYERS.
Quelle joie en rentrant, mais calme et sans délire,
Quand debout sur la porte, et tâchant de sourire,
Une mère inquiète est là qui vous attend,
Vous baise sur le front, et pour vous à Pinstant
Presse les serviteurs; quand le foyer pétille,
Et que nul n'est absent du repas de famille!
Monotone la veille et vide, la maison
S'anime, un air joyeux luit snr chaque cloison;
Le couvert s'élargit; comme de fruits d'automne,
D'enfants beaux et vermeils la table se couronne;
Et puis mille babils, mille gais entretiens.
Un fou rire et souvent de longs pleurs pour des riens.
Mais plus lard, lorsqu'on tombe aux soirs gris de septembre.
En cercle réunis dans la plus grande chambre,