Boekgegevens
Titel: Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: J.-G. Broese, 1868
2e ed
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 8885
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202173
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
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   Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
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Dans un trou de campagne, enterré tout vivant?
Croyez-moi, laissez-là cet ennuyeux asile;
Venez voir de quel air nous vivons à la ville ;
Hélas! nous ne faisons que passer ici-bas;
Les rais, petits et grands, marchent tous au trépas.
Ils meurent tout entiers, et leur philosophie
Doit être de jouir d'une si courte vie,
D'y chercher le plaisir; qui s'en passe est bien fou."
L'aulre, persuadé, saule *hors de son trou;
Vers la ville à l'instant ils trottent côte à côte;
Ils arrivent de nuit; la muraille était *haute;
La porte était fermée, heureusement nos gens
Entrent sans être vus, sous le seuil se glissant;
Dans un riche logis nos voyageurs descendent ;
A la salle à manger promplement ils se rendent.
Sur un buflet ouvert trente plats desservis
Du souper de la veille étalaient les débris.
L'habitant de la ville, aimable et plein de grâce,
Introduit son ami, fait les honneurs, le place;
Et puis, pour le servir, sur le buifet trottant.
Apporte chaque mets, qu'il goûte en l'apportant.
Le campagnard, charmé de sa nouvelle aisance,
Ne songeait qu'au plaisir, et qu'à faire bombance.
Lorsqu'un grand bruit de porte épouvante nos rats.
Ils étaient au buffet; ils se jettent en bas,
Courent, mourant de peur, tout autour de la salle:
Pas un trou ! ... De vingt chats une bande infernale
Par de longs miaulements redouble leur effroi.
— »Oh! oh! ce n'est pas là ce qu'il me faut, à moi."
Dit le campagnard: »mon humble solitude
Me garantit du bruit et de l'inquiétude.
Là je n'ai rien à craindre, et si j'y mange peu.
J'y mange en paix du moins, et j'y retourne____ Adieu."
Andriéux.
SOCRATE ET GLAUCON.
Glaucon avait trente ans, bon air, belle figure;
Mais parmi les présent que lui fit la nature,