Boekgegevens
Titel: Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: J.-G. Broese, 1868
2e ed
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 8885
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202173
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
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   Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
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C'est impossible;
Il était si confus, si vague!
nicU. Je le veux.
J^É?. Pour le couronnement on nous cbercliait tous deux.
Je t'ai dit: //Viens, Richard, ma mère nous appelle;"
Et, te prenant la main, je voulais fuir, près d'elle,
Un tigre, dont les yeux semblaient nous menacer.
Mes pieds marchaient, couraient sans pouvoir avancer.
Et toujours, mais en vain.
Rich, Oh! c'est vrai: dans un rêve
On s'élance, on veut fuir, on ne peut pas. Achève.
Éd. Tout à coup à Windsor je me crus transporté.
Le feuillage tremblait par les vents agité;
Leur souffle tiède et lourd annonçait un orage.
Pour deux pâles boutons, qui, presque du môme âge,
Sur un même rameau confondant leur parfum.
L'un à l'autre enlacés, senblaient n'en former qu'un.
Unis comme eux, Richard, nous admirions leurs charmes,
En voyant l'eau du ciel qui les couvrait de larmes,
Je les pris en pitié, sans deviner pourquoi.
Et tu me dis alors: »Mon frère, uu d'eux, c'est toi:
L'autre, c'est moi." Soudain le fer brille. 0 prodige!
Le sang par jets vermeils s'échappe de leur tige.
Comme si c'était moi qui le perdais, ce sang,
Mon cœur vint à faillir; ma main en se baissant,
Pour chercher dans la nuit leurs feuilles dispersées,
Toucha de deux enfants les dépouilles glacées.
Puis je ne sentis plus; mais j'entendis des voix
Qui disaient: Portez-les au tombeau de nos rois.
Rich. J'en suis encore ému .... Cette fois je me fâche;
C'est ta faute, Edouard: Tu semblés prendre à tâche
D'offrir à ton esprit mille objets attristants,
Et puis tu dis après: »Je souffre!..." il est bien temps.
Au lieu de te livrer à la mélancolie,
Lève-toi; viens, courons, faisons quelque folie.
Aussi gat qu'un beau jour, j'étends à mon réveil,
Comme les papillons mes ailes au soleil,
Et me voilà parti, sautant, volant...
Éd. L'espace ?
Il te manque, Richard.