Boekgegevens
Titel: Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: J.-G. Broese, 1868
2e ed
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 8885
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202173
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
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   Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
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Asservir en passant i'Égypte, l'Arabie,
Courir de là le Gange en de nouveaux pays,
Faire trembler de Scythe aux bords du Tanaïs,
Et ranger sous nos lois tout ce vaste hémisphère.
Mais de retour enfin, que prétendez-vous faire?"
— //Alors, cher Cinéas, victorieux, contents,
Nous pourrons rire à Taise, et prendre du bon temps,'*
— //Hé! Seigneur, dès ce jour, sans sortir de l'Épire,
Du matin jusqu'au soir qui vous défend de rire?" —
Le conseil était sage et facile à goûter:
Pyrrhus vivait heureux s'il eût pu l'écouter.
Boileau.
AVEUGLEMENT DES HOMMES.
Qu'aux accents de ma voix la terre se réveille !
Rois , soyez attentifs ; peuples, prêtez l'oreille :
Que l'univers se taise, et m'écoute parler:
Mes chants vont scbonder les accords de ma lyre:
L'Esprit-Saint me pénètre, il m'échaulTe, il m'inspire
Les grandes vérités que je vais révéler.
L'homme en sa propre force a mis sa confiance.
Ivre de ses grandeurs et de son opulence.
L'éclat de sa fortune enfle sa vanité,
Mais, ô moment terrible, ô jour épouvantable,
Où la mort saisira ce fortuné coupable,
Tout chargé des liens de son iniquité!
Que deviendront alors, répondez, grands du monde.
Que deviendront ces biens où votre espoir se fonde.
Et dont vous étalez l'orgueilleuse moisson?
Sujets, amis, parents, tout deviendra stérile;
Et, dans ce jour fatal, l'homme l'homme inutile
Ne paiera point à dieu le prix de sa rançon.
Vous avez vu tomber les plus illustres têtes;
Et vous pourriez encore, insensés que vous êtes,
Ignorer le tribut que l'on doit à la mort?