Boekgegevens
Titel: Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: J.-G. Broese, 1868
2e ed
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 8885
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202173
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
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   Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
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créé, qui voit tout, qui embrasse lont avrc )e même soin et un
égal amour, la terre et les cienx, les oiseaux aussi bien que l'arbre,
l'arbre aussi bien que vous. Enfin, le simulacre de Noël nous dit
combien nous devons nous réjouir de la naissance de jksus-chrtst,
notre Sauveur.
Mais une pensée me vient, et elle est triste; j'aime cependant à
vous la communiquer: il ne les verra plus, noire pauvre petit arbre,
ces merveilles du ciel et de la terre____ Il est mort; car on l'a
coupé, et il ne revivra plus comme nous dans une meilleure vie.
Imité de M. Félix Bungener.
MICHEL-ADRIEN DE RUYTER
le plus illustre amiral des Pays-Bas.
Parmi le petit nombre d'hommes, véritablement et vraiment
distingués, on ne saurait contester à de iiuyter l'honneur d'avoir
mérité une première place au milieu de tant de générations. Sans les
qualités éminentes de ce*héros, sans son dévouement patriotique et ses
services infinis, la *Hollande serait devenue la proie de nos voisins;
sans lui, la liberté au sein de laquelle nous respirons aujourd'hui,
n'eiit peut-être jamais reparu parmi nous. Mais il nous tarde d'en
venir ù noire sujet, sans chercher à nous en écarter davantage.
Le grand homme dont nous voulons parler, descendait d'une
famille généralement estimée par ses mœurs simples et vertueuses.
Il vit le jour à Flessingue, dans l'Ile de Walcheren, le 21 mars
1607. Sa ville natale, qui lui érigea, il y a quelques années, une
statue, possède un port si excellent, que Charles-Quint l'envi-
sageait comme la clé de la mer. Flessingue fut aussi le berceau de
plusieurs autres célèbres marins, parmi lesquels on remarque princi-
palement les frères Corneille et Jean Boertsen, Bankerts^ Juste
de Moor, etc., qui tous méritèrent de la patrie, et dont les noms
appartiennent à l'histoire. On a remarqué que la même année
de la naissance de celui qui plus tard devait balayer la mer, les
flottes victorieuses des ^"Hollandais devant Gibraltar, virent périr
l'amiral Jacques de Heemskerk, déjà fameux par son voyage à
la Nouvelle-Zemble; comme si la Providence eût voulu compenser
celte perte, en donnant naissanee au *héros qui devait s'immor-
taliser en marchant de victoire en victoire jusqu'à sa mort.
Les plaintes réitérées des condisciples de Michel, qui ne s'accom-
modaient guère de son esprit turbulent et de ses manières un peu trop