Boekgegevens
Titel: Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: J.-G. Broese, 1868
2e ed
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 8885
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202173
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
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   Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
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ce cas-là, je désire que Louis XVI sache que, s'il me choisit pour
cette fonction, je suis prêt à m'y dévouer.
Je ne vous demande pas de faire part à la Convention de mon
olfre, car je suis bien éloigné de me croire un personnage assez
important pour qu'elle s'occupe de moi; mais j'ai été appelé deux
fois au conseil de celui qui fut mon maître, dans le temps que
cette fonction était ambitionnée par tout le monde, je lui dois ce
môme service aujourd'hui, que c'est une fonction que bien des gens
trouvent dangereuse. Si je connaissais un moyen possible pour lui
faire connaître mes dispositions, je ne prendrais pas la liberté de
m'adresser à vous.
J'ai pensé que dans la place que vous occupez, vous auriez plus
de moyens que personne pour lui faire passer cet avis. 1)
Je suis avec respect, etc.
1) Louis XVI, CD apprenant cette offre généreuse de Malesherbes,
lui écrivit une lettre très-touchante, où l'on remarque ce passage:
//,... Je n'ai i)oint de termes, mon cher Malesherhes, pour vous
exprimer ma sensibilité au sujet de votre sublime dévouement. Vous avez
été au-devant de mes vœux; votre main octogénaire s'est étendue
vers moi pour me repousser de l'échafaud; el si j'avais encore mon
trône, je devrais le partager avec vous, pour me rendre digne de
la moitié qui m'en resterait. Mais je n'ai que des chaînes que vous
rendez plus légères en les soulevant. Je vous renvoie au Ciel et à
votre propre cœur pour vous tenir lieu de récompense."
P.- L. COURIER A Mme PlfiALE.
Rosina, près de Portici, 1er Septembre 1807,
//Un jour je voyageais en Calabre. C'est un pays de méchantes
gens, qui, je crois, n'aiment personne et en veulent surtout aux
Français. De vous dire pourquoi, cela serait long; suffit qu'ils nous
^haïssent à mort, et qu'on passe fort mal son temps lorsqu'on tombe
entre leurs mains. J'avais pour compagnon un jeune homme d'une
figure... comme ce monsieur que nous vîmes au Raincy; vous en
souvenez-vous? ei mieux encore peut-ôtre. Je ne dis pas cela pour
vous intéresser, mais parce que c'est la vérité. Dans ces montagnes
les chemins sont des précipices; nos chevaux marchaient avec