Boekgegevens
Titel: Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: J.-G. Broese, 1868
2e ed
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 8885
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202173
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
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   Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
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vous rendre hommage en allant en Italie, où il se propose de
faire des études d'histoire naturelle.
Je vous prie de le recevoir et de Taccueillir comme un savant
plein de lumières, et qui est aussi digne qu'empressé de vous voir.
Adieu, mon cher et illustre confrère, je vous embrasse de tout
mon cœur, et je voudrais bien partager avec M. Desmarets le plaisir
qu'il aura de se trouver avec vous."
VOLTAIRE AU CARDINAL DE DERNIS.
nJe prends la liberté, Monseigneur, de vous présenter un voya-
geur genevois, digne de toutes les bontés de Votre Eminence, tout
huguenot qu'il est. Sa famille est une des plus anciennes de ce
pays, el sa personne une des plus aimables. II s'appelle M, de
Saussure. C'est un des meilleurs physiciens de l'Europe. Sa mo-
destie est égale à son savoir. Il mérite de vous être présenté d'une
meilleure main que la mienne. Je me tiens trop heureux de saisir
cette occasion de vous renouveler mes hommages et le respect
avec lequel j'ai l'honneur d'être.
Monseigneur, de Votre Éminence le très-humble, etc.
LA COMTESSE DE B, A Mme DE M.
»Pourquoi ne me faites-vous point réponse, Madame? car vous
avez reçu la lettre que je vous écrivis en arrivant ici. Je ne
m'étendrai point en longs reproches; peut-être n'en méritez-vous
point. Si vous en méritez, j'aime mieux vous abandonner à vos
remords que de me plaindre. Sérieusement, Madame, mandez-moi
ce qui vous a empêchée de m'écrire; j'aimerais mieux que vous
eussiez été un peu malade, que de croire que vous m'eussiez
moins aimée."
MADAME DE S. A LA COMTESSE DE N.
»Ne vous vantez plus de connaître l'amitié, Madame: il y a six
mois que je ne vous ai écrit, parce que je n'ai bougé du lit tout
l'hiver; et je n'ai pas eu la moindre marque de votre souvenir.