Boekgegevens
Titel: Esprit de la conversation française: recueil de gallicismes
Auteur: Peschier, Adolphe; Gram, Johan
Uitgave: Leide: D. Noothoven van Goor, 1879 *
2e ed
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 7238
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_201633
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse taalkunde
Trefwoord: Frans, Leermiddelen (vorm)
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Mandrin m. Scélérat.
Marchand de soupe. Chef d'in-
stitut, parce qu'il cherche à s'enrichir
aux dépens de l'estomac de ses élèves.
Marche-à-terre m. Soldat de l'in- |
fanterie. i
Marcheuse f. Au théâtre du grand j
Opéra, figurante de la danse. ]
Mayeux m. Type créé en France sous ;
la Restauration et qui personnifie la dif-
formité physique alliée à des penchants
très-dissolus.
Marmelade (Mettre en). Contusion-
ner fortement.
Melon m. Niais d'aspect grotesque,
aux formes épaisses et disgracieuses.
Milord m. Cabriolet à quatre roues.
Mioche m. Jeune garçon.
Moderne m. Homme à la mode, 1
fashionable.
Mollusque m. Imbécile.
Monarque m. Au jeu de cartes, le roi.
Monocle m. Lorgnon à un verre.
Mousser (Faire). Pousser à la vente
d'un livre, d'un tableau etc. par des lou-
anges exagérées. ^
Mousser v. n. Écumer de colère.
Moutard m. Jeune garçon malpropre
et indiscipliné.
Mufle m. Visage.
Musardine f. Griselte qui fréquente
les concerts Musard.
N.
Nageoires f. pl. Favoris.
Négociant. Faire le négociant, dans
le jargon des matelots, se livrer à une
douce oisiveté.
Niolle m. Chapeau vieux et retapé.
Noce f. Orgies.
Noceur m. Débauché.
Noir m. Café.
Noyaux m. pl. Argent monnayé, es-
pèces.
O.
Ognon m. Montre.
Ombre f. Mettre à Vo7nbre: tuer.
Signifie aussi mettre en prison.
Oncle m. Usurier.
Ours m. Misanthrope.
P.
Paillasse m. fig. Charlatan politique,
qui change d'opinions et de principes sui-
vant ses intérêts.
Panier à salade m. Voiture qui
transporte les prévenus.
Papayoiner v. a. Assassiner avec
la cruauté d'un Papavoine.
Parisien m. En terme de marine,
niais, novice, inexpérimenté.
Parlotte f. Facilité d'élocution qui
dégénère en loquacité. Se prend aussi
pour Lieu où l'on converse.
Parterre (Prendre un billet de).
Tomber. ^ ^
Parti (Etre). Etre exalté par la boisson.
Particulier m. Se dit en mauvaise
part pour Individu.
Pays, e, s. Compatriote.
Peignée f. Querelle où l'on se prend
aux cheveux.
Peintre m. Balayeur des rues.
Pékin m S'est dit ironiquement, sous
le premier Empire, de tout ce qui n'était
pas militaire.
Pelure f. Vêtement.
Pendule à plumes. Coq qui an-
nonce le lever du soleil.
Perruque f. Sobriquet donné par
l'école romantique aux classiques, pour
désigner ce que leurs doctrines avaient
de vieux et de sur-anné.
Petit caporal. Nom familier donné
par les soldats français à Napoléon depuis
l'aiïaire de Lodi.
Pharamineux, se adj. Stupéfiant,
éblouissant comme un phare.
Pianoter v. n. Ce verbe, comme tous
les diminutifs eu oter, implique l'idée
d'une critique de l'acte en question. Pia-
noter c'est jouer du piano^médiocrement.
Piler du poivre. Etre secoué ru-
demeut par son cheval.
Pinceau m. Balai de bouleau.
Pincer v. a. Arrêter, se dit des agents
de police; 2. Pincer un air, une danse,
essayer de les exécuter.
Pioche f. Travail opiniâtre.
Piocher v. u. Travailler avec persé-
vérance. ^
Piocheur m. Elève bon travailleur,
homme qui a pris l'étude au sérieux.
Pion. Maître d'études. Cet employé,
véritable soutVre-douleur des collégiens,
est aussi nommé par eux chien de cour,
Pioneer v. n. Sommeiller légèrement,
ne dormir que d'un œil.
Pioupiou m. Soldat du centre, V.
jeav-jean, tourlourou.