Boekgegevens
Titel: Histoire abrégée de Robinson Crusoë: divisée en leçons et préparée pour la traduction en langue Neêrlandaise
Auteur: Oort, Matthieu van; Defoe, Daniel
Uitgave: Tiel: C. Campagne, 1832
5me éd. refaite et corr.
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 7084
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_201582
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse taalkunde
Trefwoord: Frans, Vertalen, Leermiddelen (vorm)
Bekijk als:      
Scan: Afbeeldinggrootte:
   Histoire abrégée de Robinson Crusoë: divisée en leçons et préparée pour la traduction en langue Neêrlandaise
Vorige scan Volgende scanScanned page
{ )
XXXIL L H Ç o jr.
Robinson sentît un matin des maux de coeur
et de lê.le et une grande lassitude dans tous
SCS membres : il se vit menacé d'une terrible
maladi<î. «Grand Dieu! dit-il en lui-même^
que deviendrai-je, si nul être compatissant ne
me soigne et ne vient à mon secours dans ma
faiblesse? Faudra-t-il que je meure d'inanition?
En disant ces mots, il tomba d'épuisement. U
recueillit ce quil avait encore de forces; il
porta près de sa couche ce dont il avait be-
soin pour son entretien, afin de n'être pas tout-
à-fait sans soulagement au cas que la maladie
ne lui permît pas de se lever. 11 se munit en-
core d une couple d'écaillés de noix de coco
remplies d'eau, de quelques pommes de ter-
re rôïies et de quatre citrons qui lui restaient;
après quoi il tomba sur son triste grabat. Il
fut atteint d'une grande fièvre, et quoiqu'il
se couvrit entièrement de plusieurs peaux, il ne
eut se réch.iufler. Ce froid dura environ deux
eures et fut suivi d'une chaleur, qui, com-
me un feu ardent, se répandit dans toutes
ses veines. Dans cette situation il n'eut pres-
que pas la force de porter à sa bouche l'écail-
lé de coco pour rafraîchir sa langue brûlante.
Mais eijfiu une forte sueur lui procura quelque
soulagement. Cette crise se ralentit au bout
d'une heure et il reprit un peu ses esprits.
Alors il fut accablé de la crainte que son feu ne
s'éteignit faute de bois, il s'y traîne, quelque
faible quil fût, et jette dans le foyer autant
D 2 de