Boekgegevens
Titel: Histoire abrégée de Robinson Crusoë: divisée en leçons et préparée pour la traduction en langue Neêrlandaise
Auteur: Oort, Matthieu van; Defoe, Daniel
Uitgave: Tiel: C. Campagne, 1832
5me éd. refaite et corr.
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 7084
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_201582
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse taalkunde
Trefwoord: Frans, Vertalen, Leermiddelen (vorm)
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   Histoire abrégée de Robinson Crusoë: divisée en leçons et préparée pour la traduction en langue Neêrlandaise
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clie, continuait à lui faire venir Teau i la
bouche. Il se rappela tout»à coup avoir ouï
dire que les Tartares mettent sous la selle de
leurs chevaux la viande qu'ils veulent manger,
et qu'ils la cuisent au galop. ««Ceci,» dit il en lui-
vinçnie, «doit e'galement pouvoir se faire par
un autre moyen; et il résolut de l'essayer.
11 alla chercher deux pierres assez larges et
unies, de l'espèce de celles dont il avait fait
sa hache. Entre ces deux pierres il mit une
portion de viande qui était sans os, et se mit
à la frapper sans interruption avec son maillet
sur la pierre supérieure. A peine eut-il fait
cela pendant dix minutes, que la pierre com-
mença à s'échauffer. Il redoubla les coups et
en moins d'une demi-heure la viande, tant
par la chaleur de la pierre que par les coups,
était devenue si tendre, qu'elle était tout à-fait
mangeable. Pour relever encore la saveur de
ce mets^ il l'assaisonna de jus de citron et
fit un repas comme il n'en avait pas fait de-
puis long-temps.
Après avoir mangé sufïisamment, il tint conseil
avec lui mcme sur l'ouvrage qu'il devrait en-
treprendre. La crainte de mourir de faim et
de froid en hiver fit qu'il se proposa de pren-
dre et de tuer un grand nombre de lamas, afin
de se pourvoir de viande et de peaux, et il
crut pouvoir obtenir sans beaucoup de peine
l'accomplissement de ses souhaits. Il se mit
au lit avec cette espérance; un sommeil doux
et tranquille le paya richement de toutes les
fatigues de la journée,.
Le lendemain matin Hobinson voulait laii;e
une