Boekgegevens
Titel: Histoire abrégée de Robinson Crusoë: divisée en leçons et préparée pour la traduction en langue Neêrlandaise
Auteur: Oort, Matthieu van; Defoe, Daniel
Uitgave: Tiel: C. Campagne, 1832
5me éd. refaite et corr.
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 7084
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_201582
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse taalkunde
Trefwoord: Frans, Vertalen, Leermiddelen (vorm)
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   Histoire abrégée de Robinson Crusoë: divisée en leçons et préparée pour la traduction en langue Neêrlandaise
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( 3i )
pour faire son voyage. Il passa sa gibecière ,
se ceignit dune corde à laquelle pendait sa
hache , prit son parasol sur l'épaule , et se
mit en marche. 11 rendit cFabord visite à son
cocotier et se rendit au rivage pour chercher
quelques huîtres. Approvisionné de ce qu'il
avait pu trouver il partit.
La matinée était très belle. Le soleil se le-
vait dans tout son éclat comme s'il sortait
de la mer , et dorait les cimes des arbres.
Ghemin faisant il aperçut des plantes qu'il
se mit à examiner. Il trouva qué c'étaient des
pommes de terre. «J'aurais une espèce de
pain», dit il en lui même , «si j'avais du feu
pour les faire cuire , mais n'en ayant point ,
je ne puis faire aucun usage de ces fruits.» Il
poursuivît sa route et arriva près d'un ruisseau
où il résolut de faire son dîner. Mais à peine
se fut-il placé au pied d'un gros arbre touffu ,
' qu'il entendit un bruit éloigné. Il regarda a-
vec effroi de tous côtés et aperçut une troupe
d'animaux sauvages , appelés Lamas, qui ne
diffèrent de nos brebis que par une petite
bosse sur le dos. Robinson qui depuis long-
temps n'avait mangé de viande aurait bien
voulu pouvoir tuer ua de ces lamas. A cet
effet il se mit très-près de l'arbre, espérant
<ju'il en passerait un qu'il pourrait frapper de
sa hache : ce qui en effet arriva. Ces animaux
qui marchaient sans méfiance , et qui vraisem-
blablement n'avaient jamais été inquiétés par
personne, passèrent, sans la moindre crainte,
devant l'arbre où Robinson était en embuscade.
Le premier qui s'approcha était un des plus
pe-