Boekgegevens
Titel: Histoire abrégée de Robinson Crusoë: divisée en leçons et préparée pour la traduction en langue Neêrlandaise
Auteur: Oort, Matthieu van; Defoe, Daniel
Uitgave: Tiel: C. Campagne, 1832
5me éd. refaite et corr.
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 7084
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_201582
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse taalkunde
Trefwoord: Frans, Vertalen, Leermiddelen (vorm)
Bekijk als:      
Scan: Afbeeldinggrootte:
   Histoire abrégée de Robinson Crusoë: divisée en leçons et préparée pour la traduction en langue Neêrlandaise
Vorige scan Volgende scanScanned page
{ '9 )
pût lui faire présumer que ce pays fût habité
par des hommes. Los cheveux lui dressèrent
sur la tête en pensant qu'il était peut-être en-
touré de bêtes féroces.
La frayeur le rendit d'abord immobile. Il
n'osait bouger de sa place ; le moindre bruit
l'intimidait; mais une soif bmlante le tira bien-
tôt de cette langueur affreuse, et ne pouvant
filus y résister, il fut forcé, malgx'é luî^ d'al-
er ça et là pour chercher quelque source ou
i[juelque ruisseau. Heureusement il trouva une
eau pure et limpide, où il pouvait se rafraî»
chir à souhait. Il en rendit grâce à Dieu,
espérant qu^il lui accorderait aussi la nourritu-
re. H Celui qui nourint les oiseaux, » disait-il,
ne me laissera pas mourir de faim. Le Ciel
aura pitié d'un jeune homme qui par étourde-
rie s'est plongé dans le malheur. La faim ce-
pendant ne le pressait pas encore : l'angoisse
et la frayeur ne lui faisaient désirer que du re-
pos. Les souffrances, ses anxiétés l'avaient tel»
lement épuisé , qu'il se soutenait à peine#
Cependant il s agissait de savoir où il pour-
rait passer la nuit. Contre terre et à la belle
étoile ! Mais il pouvait venir des bétes féro-
ces qui le dévoreraient. Point de caverne qui
s'offrit à lui : il pleurait ; il était inconsolable
et ne savait quel parti prendre. A la fia il
se détermina à imiter les oiseaux, à chercher
comme eux un asile sur quelque arbre. Bien*
tôt il en vit un dont les branches étaient si
épaisses , si touffues , qu'il pouvait s'y asseoir
j» et s'adosser commodément. Il y grimpa, pria
Dieu de tout son coeur, et s'endormit.
B a