Boekgegevens
Titel: Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
Auteur: Bruinvisch Maatjes, Adrianus
Uitgave: Zwolle: W.E.J. Tjeenk Willink, 1885
6e éd
Opmerking: II: Classes moyennes
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 6308
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_201348
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse taalkunde
Trefwoord: Frans, Leermiddelen (vorm)
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   Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
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coups de quelques hordes sauvages? Telles étaient les
probabilités qui se partageaient l'opinion générale. On
n'avait donc aucune certitude.
Enfin le capitaine Dumont-d'TJrville, commandant la
frégate française VAstrolabe, qui sillonna les mers de
l'Océan de 1826 à 1838, ayant visité les îles Vanikoro,
se dévoua à une recherche pénible ' et minutieuse des
vestiges de ses compatriotes. Ses travaux furent couron-
nés d'un entier, mais bien triste succès. Il découvrit
le lieu même oii La Pérouse avait fait naufrage ; il retira
du fond de la mer une quantité considérable d'objets pro-
venant de cette malheureuse expédition; et, de concert
avec les autres Français à bord de VAstrolabe, il eut la
satisfaction d'élever aux mânes de La Pérouse et de ses
compagnons d'infortune, un monument funéraire sur les
lieux mêmes où il est le plus présumable qu'ils ont perdu
la vie, sur les lieux où fut englouti pour jamais le fruit
des savantes et périlleuses recherches et des courageuses
reconnaissances que La Pérouse avait faites sur plusieurs
points de sa navigation.
L'hirondelle et les petits oiseaux.
Une hirondelle en ses voyages
Avait beaucoup appris. Quiconque a beaucoup vu.
Peut avoir beaucoup retenu.
Celle-ci prévoyait jusqu'aux moindres orages,
Et, avant qu'ils fussent éclos,
Les annonçait aux matelots.
Il arriva qu'au temps que le chanvre se sème,
Elle vit un manant en couvrir maints sillons.
„Ceci ne me plaît pas", dit-elle aux oisillons:
„Je vous plains ; car, pour moi, dans ce péril extrême,
Je saurai m'éloigner, ou vivre en quelque coin.
Voyez-vous cette main qui par les airs chemine?
Un jour viendra, qui n'est pas loin.
Que ce qu'elle répand sera votre ruine.
De là naîtront engins à vous envelopper,
Et lacets pour vous attraper.
Enfin mainte et mainte machine
Qui causera dans la saison
Votre mort ou votre prison ;
Gare la cage ou le chaudron!