Boekgegevens
Titel: Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
Auteur: Bruinvisch Maatjes, Adrianus
Uitgave: Zwolle: W.E.J. Tjeenk Willink, 1885
6e éd
Opmerking: II: Classes moyennes
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 6308
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_201348
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse taalkunde
Trefwoord: Frans, Leermiddelen (vorm)
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   Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
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la nuit; cependant son habileté le tira de ce pas dange-
reux; et, après avoir réparé ses frégates pendant une
relâche de quarante jours à Manille, une des îles Philip-
pines, il commença ses travaux sur la côte d'Asie, dont
la majeure partie était entièrement inconnue. Toutes les
notes et tous les plans de cette campagne furent apportés
à Versailles en 1788, par M. de Lesseps.
Cependant La Pérouse avait quitté le Kamtchatka. Il
appareilla du port d'Awatska pour reconnaître les îles du
Japon et les détroits qui les séparent soit du continent
de l'Asie, soit d'elles-mêmes. C'était une opération que
n'avait pu exécuter ni Cook, ni King, l'un de ses succes-
seurs. L'habile navigateur, redescendu au sud, visita la
terre des Arsacides et celle de Cotirville. L^ne nouvelle
catastrophe l'attendait au groupe des Navigateurs.
C'était dans l'île de Maonna qui fait partie de ce groupe
d'îles. Fleuriot de Langle, ami particulier de La Pérouse,
avait le commandement de la frégate VAstrolabe. 11 entre
avec la chaloupe et les canots dans une petite anse en-
tourée de récifs, pour faire de l'eau. Malheureusement,
h la marée basse, les embarcations restent à sec. Sou-
dain les sauvages, qui avaient l'intention de le piller,
l'observent et le cernent, épiant l'occasion de l'attaquer.
Fleuriot fait bonne contenance; il se flatte d'imposer aux
naturels sans avoir recours aux moyens de rigueur. Mais
bientôt une grêle de pierres fond sur lui et le renverse;
plusieurs centaines d'insulaires se précipitent sur lui et
sur ses compagnons à coups de massue. La bravoure et
riiabileté sont forcées de céder au nombre; le capitaine
est massacré avec onze personnes de sa suite. Ceux qui
survécurent, la plupart grièvement blessés, se sauvèrent
à la nage, et regagnèrent avec beaucoup de peine les
canots qui étaient encore à flot.
Après ce malheureux épisode, La Pérouse explora
d'autres îles des mêmes parages, et arriva avec ses deux
frégates à Botany-Bay, où Arthur Philipps venait d'arri-
ver (1788) et de fonder une colonie aujourd'hui floris-
sante. C'est de cette colonie qu'est datée la dernière
lettre qu'il écrivît au ministre de la marine.
Depuis cette époque, on ne reçut plus aucune nouvelle
de cette expédition. Longtemps même on ne put que se
livrer à de vagues conjectures sur la destinée de ceux
qui en faisaient partie. Ces infortunés avaient-ils été
victimes d'un naufrage? ou bien, avaient-ils péri sous les