Boekgegevens
Titel: Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
Auteur: Bruinvisch Maatjes, Adrianus
Uitgave: Zwolle: W.E.J. Tjeenk Willink, 1885
6e éd
Opmerking: II: Classes moyennes
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 6308
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_201348
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse taalkunde
Trefwoord: Frans, Leermiddelen (vorm)
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   Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
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soit en procnrant à leur paj's les légumes, les fruits et
les arbres utiles de l'Europe, soit en leur enseignant la
manière de les semer ou de les ciiltiver. La Pérouse
était en outre invité à n'user de la force qu'avec la plus
grande modération, si jamais il était obligé de faire valoir
la supériorité de ses armes sur celles des peuples sauva-
ges. De plus, le roi émettait le vœu que cette expédi-
tion pût être terminée sans qu'il en coûtât la vie à un
seul bomme; vœu bien digne du cœur paternel de cet
excellent prince, mais qui, hélas! ne fut point exaucé
par l'arbitre suprême.
Deux frégates furent mises à la disposition de La Pé-
rouse pour l'exécution de son intéressante mission : c'étaient
la Boussole et VAstrolabe. On désigna, pour seconder le
capitaine, un certain nombre d'officiers de marine du
premier mérite, des savants et des artistes distingués.
Deux cent trente-deux personnes s'embarquèrent sur les
deux frégates, et l'expédition mit à la voile du port de
Brest, au commencement de l'été 1785. La Pérouse,
après avoir vérifié quelques positions géograj^hiques dans
l'Océan Atlantique, après avoir touché à l'île de Pâques
et aux îles Sandwich, se rendit sur la côte nord-ouest
de l'Amérique, l'un des points qu'il était chargé d'ex-
plorer avec soin, et d'où Cook avait toujours été repoussé
par les gros temps et les courants. Cette côte vit com-
mencer la série des malheurs qui devaient poursuivre cette
expédition. On avait découvert une baie jusqu'alors in-
connue (le Port des Français) ; il ne restait que peu de
sondes à faire. On venait d'envoyer trois embarcations
pour les terminer ; mais celles-ci s'étant approchées de la
passe au moment où la marée était dans toute sa force,
furent entraînées au milieu des brisants qui en englouti-
rent deux. Vingt et une personnes périrent victimes de
(;ette première catastrophe.
La Pérouse fut profondément affecté de ce malheur.
Ses regrets furent accompagnés de ses larmes, et le temps
ne put calmer sa doulexir. Les difficultés qui avaient
arrêté le capitaine Cook, arrêtèrent le navigateur français.
Il ne lui fut donc possible que de fixer la position de
quelques points isolés. Puis La Pérouse se rendit sur
les côtes de la Tartarie et dans quelques îles adjacentes;
ce fut là qu'il fit des recherches vraiment fructueuses
pour la science. Sur sa route, il découvrit l'île de Necker,
mais il manqua de s'y perdre au milieu des ténèbres de